Kinshasa: grève des professionnels de la santé, les médecins attendent la loi budgétaire 2008

La grève des professionnels de santé pourrait continuer jusque 2008, selon le secrétaire général national de Synamed. Pour le Dr. Mankoyi, le ministère de la Santé n’a pas la solution à leurs revendications. Le dossier se trouve plutôt au niveau du Parlement qui est l’autorité budgétaire, rapporte radiookapi.net

Le Synamed (Syndicat national des médecins) réagit ainsi aux propos du ministre de la Santé. Dans son intervention vendredi sur Radio Okapi, le ministre de Victor Makwenge Kaput, a affirmé qu’un accord avait été trouvé au sujet de la prime réclamée par les médecins. Et qu’il ne restait plus que des formalités de procédures administratives au niveau du ministère des Finances pour exécuter cet accord.

Le démenti est vite venu du Synamed. D’après son secrétaire général national, la solution aux revendications des médecins est attendue de la commission paritaire Assemblée nationale-Sénat.

Le Dr. Mankoyi explique : « Nous avons déposé le dossier au niveau de la chambre haute du Parlement. La commission économico financière du Sénat est en train d’étudier le dossier. Nous ne pouvons pas être très démagogues en racontant n’importe quoi, parce que c’est seulement après le travail de la commission paritaire Assemblée nationale Sénat, qu’on pourra nous dire ce que l’Etat a prévu pour l’année 2008 pour les médecins. Et Lorsque la loi budgétaire sera adoptée par le Parlement, en ce moment là, nous saurons quoi faire. Jusqu’à ce jour nous ne pouvons pas avancer quoi que ce soit, et dire s’il faut lever la grève ». Et de poursuivre : « Maintenant que l’autorité budgétaire n’a pas encore décidé, les médecins attendent. Et on verra par rapport au cahier des charges, s’il y a eu une avancée significative, en ce moment là, c’est à eux [les médecins] de décider. Chez-nous les décisions ne se prennent pas au niveau du bureau. Ce sont les assemblées générales de médecins qui décident. Si la majorité est pour, on communique à l’autorité que nous arrêtons. »