Déchéance de J. Makila : le MLC à la reconquête du gouvernorat, Mbandaka observe un calme relatif

Siège de la Cour suprême de justice à Kinshasa

Siège de la Cour suprême de justice à Kinshasa

Au lendemain de l’arrêt de la Cour suprême de justice (CSJ) dans l’affaire José Makila, on enregistre des réactions. Son parti, le MLC dit respecter la décision de la haute cour et s’apprete à présent pour la reconquête du gouvernorat de l’Equateur. Un sénateur AMP estime que le dossier a été trop politisé. Pendant ce temps, un calme relatif règne à Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur, rapporte radiookapi.net

Le Mouvement de Libération du Congo, MLC, parti auquel appartient l’ex gouverneur de l’Equateur, déclare que même s’il n’est pas satisfait par cette décision, il respecte la décision de la haute cour. Le Mlc attend maintenant s’engager dans la reconquête du gouvernorat de l’Equateur.
Et dans cette bataille démocratique, il espère que l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP, ne va pas utiliser les deniers publics pour corrompre les députés, comme le soutient le secrétaire exécutif adjoint du MLC, Thomas Luhaka : «Même si la décision de la Cour suprême de justice ne nous enchante pas, nous ne discutons pas sa décision. Donc, nous prenons acte. La dernière des choses : nous espérons sincèrement qu’en ce qui concerne la province de l’Equateur, l’AMP va se soumettre à un combat politique loyal et ne va pas utiliser l’argent du trésor public ou des moyens sordides pour opérer un énième « old up » électoral en province.» rnDu côté de l’AMP, le sénateur Henri Thomas Lokondo, s’incline également devant la décision de la cour. Mais, placé devant sa conscience, le parlementaire originaire de l’Equateur, pense que ce dossier a été trop politisé : «Je suis légaliste. Je respecte la sentence de la Cour suprême de justice. Mais je suis aussi juste vis-à-vis de ma conscience, pour dire que ce dossier a été trop politisé et quand un dossier judiciaire est trop politisé, dans la conscience des citoyens, il perd sa valeur populaire. C’est le cas de du dossier Makila »

Pour le sénateur Lokondo, ce dossier a été politisé. Car comment peut on expliquer qu’un petit dossier comme celui-là puisse prendre 9 mois au niveau de la justice ? S’interroge-t-il. Comme on ne cessait de le dire, dans d’autres provinces, il y a eu des cas similaires mais qui avaient pris deux ou trois semaines, poursuit-il, avant de constater la manière dont les choses se sont déroulées.

Mbandaka : calme relatifrnPas de controverse à Mbandaka sur un arrêt attendu par la population, pour mettre fin a la crise politique qui régne dans la province de l’Equateur depuis janvier dernier. Aussitôt après l’annonce de l’arrêt de la Cour suprême de justice, quelques motards membres de l’ADH, parti du vice-gouverneur de l’Equateur, sont descendus dans le centre-ville de Mbandaka. Ils klaxonnaient pour fêter la destitution de José Makila à la tête de l’Equateur. Mais la soirée a été plutôt calme sur l’ensemble de la province et à Mbandaka même, où aucun mouvement particulier n’a été signalé. Toutefois, à la permanence de la Fédération du Mouvement de Libération du Congo, parti de l’ex-gouverneur Makila, quelques militants se sont spontanément réunis, dans le calme.

Dans plusieurs villes et localités de l’arrière province, la population dit ne pas être au courant de cette information. Notamment à Gbadolite, Bumba, Gemena et Boende. Les nombreux militants du MLC sont dans la désolation et le mutisme. Car, José Makila était, selon eux, leur dernier rempart, après l’arrestation de leur leader charismatique Jean-Pierre Bemba à la CPI.
Les militants de la majorité présidentielle estiment pourtant que la déchéance de José Makila est l’application de la tolérance zéro prônée par le chef de l’Etat. Et pour la société civile, la force reste à la loi. Mustafa Bosenge, président de la société civile de Boende, appelle les députés provinciaux de l’Equateur à élire cette fois un gouverneur à même de faire sortir l’Equateur du gouffre.

rn« Pas d’effet sur la commission d’enquête du Sénat>/strong>rnLa décision de la cour suprême de justice sur l’affaire Makila n’affecte pas la décision du sénat. Celle d’envoyer une commission d’enquête sur la gestion des fonds alloués à l’Equateur par le gouvernement central depuis 2006.
Selon Hilaire Mayamba, initiateur de la motion, les résultats de l’enquête de la chambre haute du parlement serviront de fondement pour l’ouverture d’une action pénale.
Le sénateur, appuyé par le bureau de cette institution, indique que ces enquêtes permettront d’établir les responsabilités de chacun dans cette affaire de détournement , qui concerne non seulement le gouvernement provincial déchu, mais aussi l’assemblée provinciale.

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