Masisi : affrontements FARDC APCLS, des villages déserts et leurs habitants déplacés sans assistance

Regroupement des déplacés dans une localité au Nord Kivu (Archives)

Regroupement des déplacés dans une localité au Nord Kivu (Archives)

Sur l’axe Nyabiondo et Kilambo, dans le territoire de Masisi, il n’y a pas une âme qui vive depuis plus de cinq mois dans les villages de la contrée, sur un rayon de 10 kilomètres. C’est la conséquence des affrontements récurrents entre les troupes gouvernementales des FARDC et les combattants Mai-Mai de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), rapporte radiookapi.net

Fuyant les combats, les habitants de ces villages se sont déplacés pour trouver refuge sur l’axe Nyabiondo et Masisi, où ils vivent dans un camp de déplacés à Bukombo, dans une situation humanitaire déplorable. Plus de cinq mois après leur fuite, ils ne peuvent rentrer au bercail, parce que la menace d’autres affrontements entre les FARDC et l’APCLS reste toujours suspendue sur la contrée. Une équipe conjointe de protection de la Monuc a visité l’un de ces villages, Kinyumba, à 4 kilomètres au nord-est de Nyabiondo. C’est un village fantôme qu’elle a vu, avec des centaines de huttes en chaume englouties par la brousse. En face de Kinyumba, sur une colline, se positionne une unité des Forces armées de la République Démocratique du Congo du bataillon spécial intégré, déployé depuis un mois. Cette colline marque la limite de la zone neutre entre l’armée régulière et le groupe armé APCLS dont le quartier général est à Kilambo. A tout moment, donc, tout peut barder. Voilà qui justifie les appréhensions des populations de la région à rentrer dans leurs villages. La solution ne pourra venir qu’avec l’intégration de ces combattants Mai-Mai au sein de l’armée gouvernementale. Ce que les habitants de ces villages appellent de tous leurs vœux. « Les enfants pelurent de faim, nous en souffrons papa, on n’a aps d’autre choix que de se jeter dans cette zone à risque. C’est la guerre qui cause tous ces malheurs. Seule l’intégration de ces éléments armés peut favoriser le retour de la paix ici », plaide une femme.

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