Situation humanitaire à Dongo : la Monuc dépêche une mission d'évaluation

Des maisons incendiées à Dongo, des scènes qui ont poussé de nombreux habitants de la région de trouer refuge ailleurs (Archives)

Des maisons incendiées à Dongo, des scènes qui ont poussé de nombreux habitants de la région de trouer refuge ailleurs (Archives)

La Monuc a effectué, lundi, une mission de reconnaissance dans la région en vue d’évaluer la situation sur terrain. C’est ce qu’a indiqué le porte-parole militaire de la Monuc, Jean Paul Dietrich à radiookapi.net

Le commandant de la brigade Ouest de la Monuc est parti, à bord d’un hélicoptère, dans cette localité de l’Equateur, qui a été le théâtre de violeents affrontements. Sa mission consiste à « évaluer la possibilité de faire des vols réguliers ou d’envisager des patrouilles sur le fleuve et pour se faire une idée de la situation sécuritaire sur place», a déclaré le lieutenant colonel Dietrich. Le petit contingent (une vingtaine des casques bleus) déployé sur place va y rester jusqu’à l’envoi de la prochaine mission, a-t-il rassuré.

La carte postale de DongornPour bien comprendre ce problème qui a secoué cette partie de l’Equateur et ses environs, radiookapi.net dresse la carte géographique de cette cité du Sud Ubangi, mélangée d’ une petite touffe d’histoire. La localité de Dongo est située sur la rivière Ubangi, à 230 kilomètres au sud ouest de Gemena et à plus de 500 kilomètres au nord de Mbandaka. Le centre de cette localité porte le même nom dans le territoire de Kungu, dans le district du Sud Ubangi. Il est accessible par fleuve comme par route. La piste d’aéronefs de Ngbanza, construite à 7 kilomètres de Dongo par un missionnaire catholique, donne également accès à la localité par voie aérienne.
Dongo est à mi-chemin entre deux localités, Betu au nord et Ipfondo au sud. Ce centre extra coutumier comptait près de 10 000 habitants avant les affrontements sanglants du 30 octobre dernier. Il comptait en majorité les Lubala Mpoko dont il est le fief et aussi plusieurs autres tribus parmi lesquelles les Bomboma, les Lingonda, les Ngbaka, les Mbanza, les Gpala…rnSitués en pleine forêt équatoriale, les habitants de Dongo se livraient pour la plupart à l’agriculture vivrière. L’exploitation forestière est en veilleuse depuis la fermeture de l’entreprise forestière Socobelam, il y a 12 ans. Avec l’aversion des Enyele, toute la population a quitté Dongo. Ce dernier est devenu aujourd’hui une cité fantôme.

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