Miba : le syndicat s’oppose au morcellement de la concession de l’entreprise

Une drague Miba déjà operationnelle.

Le syndicat de la Minière de Bakwanga (Miba) s’oppose à l’émiettement de la concession de l’entreprise. Le président des syndicalistes, Didier Tshibangu, a déclaré mercredi 11 novembre à Radio Okapi, « qu’il faut faire attention on à la division de la société, qui risquerait d’entraîner sa faillite ».

« On n’entend même plus céder même 1 cm2 », insiste Didier Tshibangu, qui plaide pour que la Miba conserve l’entièreté de l’espace exploitable de sa concession évalué à 45 km2.

En octobre dernier, l’ONG Dynamique pour l’unité et le développement du Kasaï-Oriental (DUDKOR) avait proposé la création de petites entreprises minières, selon le modèle de la Générale des carrières des mines(Gécamines), pour relancer la Miba.

Didier Tshibangu rappelle à ce sujet que le plan d’urgence de la relance de la Miba est connu du gouvernement congolais et que son exécution ne nécessite que neuf millions de dollars américains.

Selon lui, la formule pour la relance de la Miba est simple, parce que le gisement est disponible.

La Miba a juste besoin des moyens et des engins, estime-t-il.

« Si nous avons des engins, nous saurons exploiter notre gisement. Et dans cette exploitation, nous allons générer des recettes qui vont nous permettre à relancer nos activités et réhabiliter certaines entités de production», souligne le président du banc syndical de la Miba.

A l’en croire, seul l’actionnaire majoritaire, le gouvernement, peut tirer la Miba « de là où elle se trouve ».

La Miba est à la recherche des moyens pour relancer sa production. Autrefois poumon de l’économie de la province du Kasaï-Oriental, la Miba traverse actuellement une période difficile sur le plan financier avec une dette évaluée à 9 millions de dollars et la spoliation de son patrimoine foncier.
 
La société avait concocté le plan de la relance de sa production depuis août 2014. Dans son projet, elle avait besoin de 20 millions USD. Le gouvernement avait décaissé 10 millions de dollars.Malgré ces problèmes, la Miba est parvenue à produire en 2014 trente mille carats de diamants industriels. Ce qui représente une moyenne journalière de deux mille carats, selon les statistiques de sa direction d’exploitation.​

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