Grève des infirmiers : le gouvernement plaide pour un service minimum

Défilé des infirmiers congolais à Kinshasa, le 12/05/2015 sous la pluie lors de la célébration de la journée de l’infirmier. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Face à la radicalisation de la grève des infirmiers déclenchée dans plusieurs hôpitaux de la RDC, le gouvernement demande d’organiser un service minimum. Le président de l’Association nationale des infirmiers du Congo (Anic), Komba Djeko, l’a affirmé mercredi 18 novembre, à l’issue d’une rencontre que son association a eue avec le ministre de la Santé.

« Le ministre nous a demandé à ce que ne fusse qu’un service minimum soit assuré dans les hôpitaux », a déclaré Komba Djeko.

À en croire le président de l’Anic, le gouvernement a souligné qu’il n’a pas rompu le dialogue avec le syndicat et que les revendications présentées par le syndicat sont fondées.

Dans le Kasaï-Oriental, les infirmiers sont au deuxième jour de leur grève. Ils revendiquent entre autres, l’augmentation de la prime de risque et l’inscription sur la liste de paie des agents recrutés depuis 2008. La même situation est vécue au Sud-Kivu où les infirmiers ont durci leur grève.

Pour mettre fin à cette situation, Komba Djeko interpelle le gouvernement. Il a indiqué que l’exécutif national a le devoir d’offrir à la population des services et des soins de qualité par un personnel qualifié, compétent et motivé.

« Nous voulions donc savoir qu’est ce qui se passe réellement. Quelles sont les propositions des solutions que le gouvernement met à la disposition des syndicats pour qu’on puisse trouver un compris et commencer le travail », a-t-il affirmé.

Komba Djeko n’a pas précisé si les infirmiers acceptaient la proposition du gouvernement mais il a promis de faire rapport aux syndicats :

« Nous avons au moins l’information officielle et nous allons voir comment parler avec le syndicat pour voir quelles sont les modalités qu’eux ont accepté par rapport à ce que le gouvernement vient de proposer. »

Il a assuré que les infirmiers sont regroupés dans une association professionnelle et qu’il est anormal qu’ils assistent à des morts des femmes et des enfants dans des  hôpitaux.

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