RDC: l’ACAJ dénonce la détention prolongée des proches de Moïse Katumbi

Georges Kapiamba, président l’Association congolais pour l’accès à la justice (Acaj) le 10/09/2015 à Kinshasa lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) dénonce la détention «illégale» de quatre proches de Moïse Katumbi. Arrêtées à Lubumbashi (Haut-Katanga), ces personnes sont détenues par les services de renseignement depuis leur transfèrement à Kinshasa le 25 avril dernier, indique l’ONG dans un communiqué publié dimanche 29 mai, exigeant leur déferrement sans délai devant le Parquet général de la République.

Selon le communiqué de l’ACAJ, les proches du gouverneur honoraire de l’ex-Katanga aux arrêts sont: Yannick Kibinda Mukeba, Franck Mwashila, Sefu Idi et Darryl Lewis (de nationalité américaine).

Ils ont été arrêtés à Lubumbashi le 24 avril dernier lors d’une manifestation de l’opposition dispersée par la police. Transférés à Kinshasa le lendemain, selon l’ONG, «ils sont détenus au cachot de l’ANR sans droit de visite, de se faire assister de leurs avocats, ni d’être présenté devant un juge et ce, en violation des articles 12, 17, 18 et 19 de la Constitution… »

Me Venance Kalenga, chargé de protection à l’ACAJ, rappelle que la constitution et le code de procédure pénale fixent la détention provisoire à 48 heures.

«Mais, depuis leur détention, ils sont toujours entre les mains des agents de l’ANR. Ça fait déjà 34 jours, qu’ils ne sont pas passés au parquet», a-t-il dénoncé, qualifiant cette détention d’illégale.

L’ONG exige leur libération ou alors leur déferment au parquet, qui pourra fixer l’opinion sur l’établissement des faits qui leur sont reprochés.

Me Venance Kalenga interpelle le Gouvernement, qui doit faire respecter les lois du pays, et le Procureur général de la République, «qui avait déjà reçu injonction de la part du ministre de la Justice de pouvoir instruire cette affaire

A (re) Lire: Dialogue: les jeunes de Scode recommandent la libération des prisonniers politiques

Moïse Katumbi, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2016, avait été inculpé jeudi 19 mai pour «atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat», après une série d’auditions au parquet de Lubumbashi.

Des cas similaires

L’ACAJ rappelle que d’autres personnes sont également  détenues illégalement par les services des renseignements. Elle cite notamment le cas de Dido Zamwangana, distributeur du journal C-News, arrêté depuis le 13 juillet 2015, de Kabulo Simbi Zazou et Kalenga Kinyango Kakoko, membres de l’UNAFEC de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, arrêtés, eux, le 10 novembre 2015.

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