Libération des 24 prisonniers: un geste insuffisant, estime Jean-Lucien Busa

L’opposant congolais Jean Lucien Mbusa, lors d’un rassemblement politique le 15/09/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Front des démocrates, une plateforme politique de l’opposition, juge insuffisant le geste posé par le gouvernement congolais en libérant vingt-quatre «prisonniers politiques et d’opinion» en vue de décrisper le climat politique à l’approche du dialogue national.

Dans une déclaration faite dimanche 21 août en réaction à cette mesure de grâce présidentielle, le coordinateur de ce regroupement, Jean-Lucien Busa, a invité le gouvernement à «faire mieux».

Cependant, a rappelé Jean-Lucien Busa, l’enjeu principal pour tous les Congolais « c’est l’alternance politique avec l’élection du nouveau président de la République selon la constitution» et non la libération des prisonniers politiques.

Cette plateforme considère donc prioritaire le consensus de la classe politique autour de la question du dialogue et de l’organisation des élections dans le délai constitutionnel par rapport à celle de la libération des prisonniers politiques, a soutenu Jean-Lucien Busa; avant d’appeler toute la classe politique à «relever le défi de fixer les Congolais ainsi que l’ensemble de la communauté internationale sur la tenue de la présidentielle dans le délai constitutionnel».
Pour cela, a-t-il conseillé, l’approche la mieux indiquée est «de se servir de la résolution 2277 [du Conseil de sécurité de l’ONU] comme base de discussion».

Pour sa part, le vice-ministre de la Justice, Mboso Kodia Puanga, a indiqué que le gouvernement avait ordonné seulement la libération des prisonniers dit politiques « éligibles à la mesure de grâce présidentielle».
Or, dans la liste des prisonniers politiques à libérer dressée par l’opposition et «qui comporte 26 noms, seuls 24 étaient éligibles à cette mesure», a-t-il soutenu.

Quant aux cas d’Eugene Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, écroués respectivement en prison pour viol et stellionat, M. Mboso Kodia Puanga, a expliqué, pour le premier, que «l’Etat   congolais n’avait jamais procédé à libération des prisonniers condamnés pour des cas de viol.»
Pour le second, le vice-ministre de la justice a  affirmé que si son procès tardait à s’ouvrir, c’est parce que M. Muyambo a interjeté appel. 

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