Elections en RDC : le constat de la SADC rejoint celui de la CENI, estime Crispin Ngoy

Le constat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) sur l’impossibilité d’organiser les élections en RDC en 2017, ne se rallie qu’à celui de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a estimé lundi 21 août, le député national de la majorité présidentielle, Crispin Ngoy.
 
«Tout le monde se souviendra qu’il y a un peu plus d’un mois, le président de la CENI, Corneille Nangaa, avait été invité en France à une réunion et il avait déclaré que techniquement, il n’était pas possible d’organiser les élections en 2017», rappelle Crispin Ngoy.
 
Dimanche 20 août dernier a l’issue de son 37e sommet, la SADC a aussi noté qu'il ne serait pas possible d’organiser les élections en République démocratique du Congo en décembre 2017, en raison d'un «certain nombre de défis à relever».
 
Pour Crispin Ngoy, le président sud-africain qui est le président en exercice de la SADC n’a fait que « se rallier à cette déclaration du technicien en la matière», faisant allusion aux propos de Corneille Nangaa. Le député congolais n’attend plus que la tripartite gouvernement congolais, CENI et CNSA formalise ce constat et l’annonce officiellement.
 
Cela n’engage pas les Congolais
 
Le député de l’opposition, Jean-Claude Vuemba, pense pour sa part que le constat de la SADC «n’engage nullement le peuple congolais.»
 
«Nous allons nous en tenir aux accords que les Congolaises et Congolais ont signé le 31 décembre 2016. Le reste ce n’est que des positions inutiles pour que le Congo soit encore dans l’esclavagisme affairiste de M. Zuma et de sa famille», a tonné Jean-Claude Vuemba, insistant sur la nécessité de tenir les élections
avant le 31 décembre 2017 comme mentionné dans l’accord politique dit de la Saint Sylvestre signé en fin d’année dernière par les politiciens congolais de tous bords sous l’égide de l’épiscopat congolais.

«Que la CENI nous présente un calendrier issu de l’accord de la Saint Sylvestre. Si la CENI essaye de s’y écarter, c’est le peuple congolais qui sera en face conformément à l’article 64», prévient le député Vuemba.

L’article 64 de la constitution stipule: 

« Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’État. Elle est punie conformément à la loi.»

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