RDC : le PPRD travaille pour le limogeage des gouverneurs élus de l’AFDC-A, selon Modeste Bahati

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti de l’ancien président Joseph Kabila, entreprend des démarches en vue d’obtenir le limogeage des gouverneurs des provinces élus sous le label de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) et les autres mandataires de l’Etat. Le président de l’AFDC-A, Modeste Bahati l’a affirmé mardi 16 juillet, lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa.

C’est ce qui justifie, d’après lui, la présence d’une délégation du PPRD à Bukavu dans le Sud-Kivu.

« Cela confirme la dictature comme mode de gestion, les intimidations, l’immixtion et l’ingérence dans le fonctionnement des autres partis et regroupements politiques. De quel droit le PPRD va chercher à déboulonner nos mandataires qui sont en provinces ?», se demande Modeste Bahati.

Il fustige aussi l’ultimatum que le Front commun pour le Congo (FCC) a lancé aux membres de l’AFDC-A pour faire le choix de rester ou non au sein de cette plateforme politique.

« Comme ils sont arrogants, ils ont demandé aux cadres, aux chefs des partis politiques et à nos élus de se défaire de Bahati et de désigner un autre. Eux-mêmes, ils se sont choisis Nene Nkulu [actuel présidente de l’AFDC-A, fidèle au FCC], ils n’ont qu’à continuer. Elle est illégale, elle est illégitime, elle n’a aucun pouvoir et aucun document de reconnaissance », a précisé Modeste Bahati.

Selon lui, l’AFDC-A va tirer les conséquences du vagabondage politique des cadres qui ont suivi Nene Nkulu « dans une structure sans lendemain. »

Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a été définitivement radié du FCC, après avoir affirmé qu’il prenait son autonomie vis-à-vis de ce regroupement politique.

Il a refusé de retirer sa candidature à la présidence du Sénat, alors que le FC a désigné plutôt Alexis Thambwe Mwamba à ce poste.

Commentant sa radiation du FCC, Modeste Bahati fait remarquer que nul ne peut radier quelqu’un qui était déjà parti.

« Ce manque de considération est à la base de ce que nous vivons aujourd’hui. Voilà pourquoi nous avons dit que c’est un bon débarras. Quand ils décident que nous partions, ils oublient que nous étions déjà partis et ils le savent. Pour nous c’est un non-événement », a-t-il conclu.

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