La prospérité : « Covid-19 : Matata Ponyo propose un programme d’urgence d’atténuation d’impacts pour sauver l’économie »


Revue de presse de ce mardi 21 juillet 2020

Deux sujets retiennent principalement l’attention des médias kinois : les conséquences économiques de la covid-19 ainsi que l’inhumation intervenue lundi 20 juillet 2020 du juge Yanyi qui a présidé les premières audiences du procès Kamerhe avant d’être de trouver la mort dans des circonstances non encore élucidées

La Prospérité rapporte que, tous les pays, de manière générale, paient le lourd tribut des effets pervers de la pandémie de covid-19 sur l’économie mondiale. En République démocratique du Congo, ceux-ci se caractérisent principalement par la baisse drastique des recettes fiscales, déficit des finances publiques ainsi que la dépréciation de la monnaie nationale. Ce constat a été fait, précise le quotidien, dans le bulletin économique quadrimestriel 2020 dont la présentation à la presse a été faite lundi 20 juillet par l’ancien premier ministre Matata Ponyo et Jean-Baptiste Ntangoma, respectivement Editeur Responsable et Responsable Scientifique de la revue.

Au sujet de la crise économique, souligne La Prospérité, « le bulletin révèle qu’au niveau national, le choc sanitaire de la Covid-19 a eu des répercussions graves sur l’économie en raison de sa forte dépendance sur l’économie mondiale, particulièrement de la Chine, premier partenaire national et qui représente 16% du PIB mondial. Ceci se caractérise par la chute des recettes publiques induite principalement par la baisse des cours des matières premières et par la suite, par les mesures de confinement de Kinshasa et d’isolement d’autres provinces de la République. Mais aussi des tensions inflationnistes concomitantes à la détérioration de la position extérieure nette et de la monétisation du déficit public. »

Cependant, au regard des perspectives de croissance à fin 2020 et de développement de l’activité économique à moyen terme, ce troisième numéro du bulletin économique quadrimestriel de Congo Challenge note qu’il est à craindre un important resserrement du marché de travail, lequel se traduirait par une importante destruction d’emplois aussi bien formels qu’informels, des licenciements massifs ou mises en congé technique, et une baisse des opportunités d’embauche, surtout pour les jeunes et les femmes.

« Selon l’OIT, la contraction des emplois en RDC, à la suite des effets de la Covid-19, devrait être de 30% pour l’année 2020 », affirme La Prospérité.

Cas-info.ca note également cette analyse de Matata Ponyo et d’autres analystes dont, le directeur général de Congo Challenge indiquant que les perspectives de croissance mondiale pour 2020 sont négatives avec une récession plus grave que celle observée durant la crise financière mondiale.

D’après ces analystes, rapporte toujours Cas-info.ca, « la crise économique liée à la pandémie du coronavirus dépasse de très loin la crise sanitaire elle-même au point qu’il faille appliquer des mesures rigoureuses pour sauver l’économie congolaise »

Ainsi, Augustin Matata Mponyo, recommande au gouvernement de « réduire le train de vie des institutions et d’accorder son attention à l’investissement dans l’agriculture industrielle pour sauver l’économie nationale », rapporte le media en ligne.

                                                                     
                                                                                Le juge Yanyi inhumé lundi 20 juillet 2020

« Yanyi, un sacrifice pour que s’épanouisse la justice », écrit le journal Le Potentiel qui rappelle qu’il ne lui a fallu que deux audiences publiques – les deux premières - pour désillusionner les prévenus et leurs avocats. Arracher l’empathie du peuple congolais ainsi que les larmes de la République.

À la surprise générale, poursuit ce quotidien kinois, le juge président Raphaël Yanyi Ovungu s’est éteint dans la nuit du 26 au 27 mai dernier, précocement enlevé à l’affection des siens et du service envers la République.

Les prémisses posées par lui au début d’un procès, auquel son nom reste intimement attaché, ont au bout du compte réconcilié observateurs nationaux et étrangers, qui ont qualifié ledit procès d’« historique», commente Le Potentiel.

« Plus que tout autre magistrat, Raphaël Yanyi savait que le président Tshisekedi avait à cœur de redonner l’indépendance à la justice. Réhabiliter l’image du magistrat. Substituer un État de droit à un État patrimonial, privatisé. Il savait également que ce procès avait valeur de symbole car devant servir de pédagogie », écrit le quotidien.

Mort « assassiné » - un sacrifice pour que s’épanouisse la justice - Raphaël Yanyi a, pour ainsi dire, galvanisé l’énergie de ses successeurs autour de l’objectif de départ, à savoir mener un procès équitable, respectueux de toutes les règles de l’art. Le verdict du 20 juin est, à cet égard, à l’image de l’espoir suscité par ses brèves apparitions. Sa mort n’est donc pas une mort pour rien, conclut Le Potentiel.

 

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