Ituri : 450 civils tués entre janvier et juillet 2021 dans les conflits armés (Société civile)

Quatre cent cinquante civils ont été tués et plusieurs maisons incendiées, entre janvier et juillet 2021, dans des violences armées dans la province de l’Ituri. 

Ces tueries ont été commises par des combattants de différents groupes armés locaux et étrangers parmi lesquels, les Allied Democratic Forces (Forces démocratiques alliées) (ADF) qui opèrent dans le Sud du territoire d’Irumu. 

Ce bilan est contenu dans le rapport de la société civile d’Irumu du dimanche 22 août, publié ce lundi 23 aout à Bunia, par le président de cette structure. C’est à l’issue des enquêtes menées par les membres de cette structure à Irumu.  

Dans ce rapport, la société civile d’Irumu indique qu’environ trois cents personnes ont été tuées par les rebelles ADF dans les chefferies de Tchabi, Boga et Walese Vonkutu sur la route nationale numéro 4 (RN4), au Sud du territoire d’Irumu. 

La plupart des victimes ont été massacrées dans leurs champs alors que d’autres l’ont été, à leurs domiciles. Selon ce même rapport, d’autres civils encore, ont été exécutés dans la brousse par leurs ravisseurs sur la RN 4 pendant leur déplacement. Les ADF non seulement ils tuent, mais, braquent extorquent les paisibles populations. 

La société civile se dit très préoccupée face à la détérioration de la situation sécuritaire dans les chefferies de Tchabi, Boga et Walese Vonkutu sur la route numéro 4 au Sud du territoire d’Irumu. 

Le même décor s’observe dans les chefferies de Andisoma, Mobala, Babelebe et Baboabokoe. Ces acteurs sociaux disent avoir recensé plus de cent cinquante civils tués parmi lesquels, femmes, des par des combattants des groupes armés nationaux. Ces combattants font vivre un véritable calvaire aux populations civiles.  

Gili Gotabo, le président de la société civile d’Irumu, attire l’attention du Premier ministre, Sama Lukonde sur la crise sécuritaire que connait le territoire d’Irumu. Au stade actuel, plusieurs villages sont déserts et des milliers de civils vivent en captivité dans la brousse. 

Il sollicite plus d’efforts du gouvernement pour restaurer la paix dans cette partie de la province de l’Ituri, reconnue comme le « théâtre » de tensions armées, pendant cette période d’état de siège. 

L’armé qui affirme avoir renforcé ses troupes dans la zone ne confirme pas ce bilan. Elle affirme néanmoins la poursuite des opérations militaires contre les groupes armés dans cette région. 

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