Beni : les 39 ménages des déplacés vivant dans la concession de la 8ème CEPAC lance un SOS

Trente-neuf ménages des déplacés vivant au site se trouvant dans une concession de la 8ème CEPAC en ville de Beni (Nord-Kivu) plaident pour une aide de tout genre pour leur survie.

Il s’agit de familles ayant fui les atrocités les unes dans le territoire d’Irumu (Ituri) et les autres dans le territoire de Beni.

Ces déplacés disent être confronté à plusieurs défis.

L’un d’eux explique que le besoin alimentaire reste leur plus grand souci :

« Le problème majeur reste le manque de nourriture. Le manque de frais pour le soin, pas moyen de scolariser les enfants. Je n’ai pas d’occupation. Mes enfants ont failli mourir de faim. Mais si je trouve d’occupation, je suis prêt pour travailler »

 Une autre raconte qu’ils nourrissent leurs enfants de déchets de cossette, qu’ils ramassent dans des moulins de la ville :

 « Nous souffrons beaucoup. Voilà cette poussière que nous donnons aux enfants. Nous le pilons et demandons les tamis chez les voisins, c’est après que je peux en faire une pâte à offrir aux enfants. Nous les ramassons aux lieux des moulins. On avait abattu mon époux et mon fils. Qui peut encore y (dans leur village d’origine) rentrer pour aller prendre à manger. Vaut mieux mourir de faim ici ».

Un autre encore témoigne de leur situation sanitaire précaire. Il en appelle à une aide du gouvernement :

 « Que le gouvernement nous vienne en aide. Nous vivons dans le noir ici. Du médicament il n’y en a pas, nous menons vraiment une vie difficile. Voilà que les maladies commencent à attaquer les gens ici. Nous n’avons aucun dispositif sanitaire pour lavage des mains. Et même nos toilettes ne sont plus utilisables. On ne sait que faire ».

Dans ce campement des déplacés, des enfants ont abandonné l’école. Ils passent des journées entières en vagabondant.

Du haut de ses dix ans, révolu, un enfant raconte :

 « J’étais en troisième. L’on nous a refusé dans les écoles ici localement avec pour motif qu’on n’a pas besoin des nouveaux. Je regrette de rater les études. Mais il y a aussi la faim. Nous mangeons une seule fois le soir. Ici nous jouons pour oublier un peu la faim. Que les autorités congolaises nous aident à travers la nourriture et les frais scolaires ».

Le coordonnateur de la protection civile à Beni, Jean-Paul Kapitula a annoncé qu'une rencontre est prévue avec le maire de Beni et tous les acteurs humanitaires, le 19 novembre, pour d'évaluer de la situation des déplacés de la ville.

 

 

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