Ituri : le programme DDRC-S semé d’embûches à la suite de la persistance des tensions armées

Le coordonnateur intérimaire du programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S) dans la province de l’Ituri, Jean Marc Mazio, a dévoilé jeudi 10 février à la presse, à Bunia, le contenu de la feuille de route validée sur la « restauration de la paix », dans cette province.

Cette feuille de route met en avant le plan des différentes actions prévues pour contraindre les fils et filles de cette province qui ont pris les armes, à les rendre afin de contribuer au développement communautaire. Parmi ces actions, il y a par exemple, la sensibilisation mais aussi la prise en charge des combattants qui auront accepté de désarmer.

La réussite de ces différentes approches du programme de désarmement et démobilisation des groupes armés, mis en place par le chef de l'Etat pour pacifier l'Ituri, nécessite l'implication de tous, notent, les membres du comité de pilotage pour la matérialisation du PDDRC-S.

« Nous n’allons plus travailler dans l’ordre dispersé. Ce qui est important, il faudra que les gens arrivent à se mettre ensemble, arriver à une vision pour la paix », a déclaré, Jean-Marc Mazio. 

Malheureusement, déplore-t-il, les tensions armées dans plusieurs entités de l’Ituri, retardent la mise en œuvre du PDDRC-S. A l’exemple de l’attaque meurtrière de la Plaine Savo, le 1er février, dans le territoire de Djugu et qui a coûté la vie à plus de soixante personnes.

« Il se dégage un constat malheureux dans nos différents territoires par rapport à la croissance de violences à l’exemple de la situation de Savo qui a troublé les cœurs de tout le monde. Mais, le temps est venu pour que nous puissions nous organiser pour construire ensemble la paix », a martelé le coordonnateur intérimaire du PDDRC-S en Ituri.

Depuis cinq ans, des violences armées se sont intensifiées en Ituri avec l’apparition du groupe armé CODECO ainsi que des rebelles de l’ADF. Des actions ont prises par le gouvernement, depuis 2021 afin de mettre fin à ces violences, à travers notamment, l’état de siège proclamé le 06 mai 2021 pour les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri et la mise en place la Task-Force, une structure coordonnée par Thomas Lubanga, regroupant des ressortissants de l’Ituri qui a pour mission de sensibiliser les groupes armés, auteurs des atrocités à rejoindre le processus de paix.

L’armée congolaise appuyée par l’armée ougandaise, pour sa part, à intensifier l’action militaire contre les groupes armés.

 

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