Journée mondiale de l’eau : la REGIDESO dénonce la spoliation de ses sites à Kinshasa

Les autorités de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) ont dénoncé l’occupation anarchique des plusieurs sites de traitement de l’eau et de son réseau de canalisation de l’eau potable dans plusieurs quartiers de la ville de Kinshasa. 

La dénonciation a été faite lors d’un point de presse tenu le mardi 22 mars à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’eau. 

Jonas Ntako, directeur général de la REGIDESO, cite par exemple le cas du quartier Adama dans la commune de Ngaliema où des immeubles sont construits sur le grand tuyau de canalisation de l’eau.  

« Adama, c’est un quartier que nous avons vu pousser à côté de la rivière Gombe. Dès que ça commençait, nous on a saisi tout le monde. On a même amené des conseillers de ministères et du gouverneur de la ville sur place. Je ne citerai pas leurs noms. Si vous vérifiez, vous verrez que c’est un quartier d’hommes puissants et leur puissance a dépassé la nôtre, entant que REGIDESO », se plaint Jonas Ntako.  

« Sur Bandal, c’est encore un autre feuilleton ! Un monsieur qui est pourtant intelligent, est venu jusqu’au niveau de notre direction. Il a dit, je viens d’acquérir ma parcelle mais on m’a dit qu’il y a une conduite de la REGIDESO. Alors, je vous propose de déplacer votre conduite. Nous, on lui a dit, qu’on ne pouvait pas le faire. C’est une conduite de six-cents mètres, vous nous avez trouvé, donc, nous sommes le premier occupant. C’est d’ailleurs une servitude qu’on ne peut déplacer. Nous lui avons conseillé de ne pas construire à cet endroit », a ajouté Jonas Ntako. 

Des risques encourus

Le directeur provincial de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) à Kinshasa, Jean Bosco Mwaka Indele alerte quant à lui, les autorités congolaises sur les risques qu’encourent certains habitants qui occupent illégalement les zones de servitude des réseaux de canalisations d’eau de la REGIDESO dans la capitale.

Cette occupation a non seulement des incidences sur les travaux de maintenance et d’entretien de ces conduits d’eau dans plusieurs quartiers ; mais aussi, en cas d’une rupture de ces grands conduits d’eau, ces quartiers et leurs occupants vont se retrouver sous les eaux.

Expliquant cette situation à la presse, sur base d’une image cartographique de la ville de Kinshasa, Jean Bosco Mwaka Indele en démontre les dangers :

« La REGIDESO Kinshasa a un réseau de 5300 kms des tuyaux. Donc, nous avons des boulevards, des autoroutes d’eau en dessous de la terre. Et c’est que vous voyez comme quartier, nous avons des points 1,2,3,4. Vous voyez tout ça et à coté, vous avez ce que nous pouvons appeler, la culotte. La culotte c’est l’intersection de deux grosses conduites. Il y a une conduite de 1200 et il y a une conduite de 1900 qui est piquée sur la 1200. Et cet immeuble que vous voyez là est construit sur la grosse conduite de la REGIDESO. Donc le jour où il y aura rupture de cette conduite, ça serrait la catastrophe. Ce que nous avons vécu à Matadi Kibala, ce n’est rien. Le temps est là et c’est le moment que l’Etat congolais de prendre des dispositions pour nous éviter des catastrophes ».

Déjà le 13 février de cette année, la REGIDESO  avait dénoncé l’occupation illégale de son site de production du sable filtrant qui sert à la purification de l’eau dans la commune de Maluku dans l’est de la ville de Kinshasa. 

 

  

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