EcoNews : « En raison "d’indices sérieux" de déstabilisation des institutions, François Beya écroué à Makala »

Revue de presse de ce mercredi 6 avril 2022

Les journaux parus ce mercredi 6 avril à Kinshasa ont consacré leur Une au transfèrement de Francois Beya à la prison centrale de Makala et à la réaction de l’entreprise Socimex sur des allégations accusant son patron d’avoir manigancée la déchéance du ministre de l’Economie par les députés nationaux.

 

Nouveau rebondissement dans la saga sécurico-judiciaire qui met en cause l’ancien conseiller spécial du Chef de l’Etat, François Beya Kasonga. Après les multiples appels de la Société civile, l’Agence nationale des renseignements (ANR) a décidé finalement de le transférer à la prison centrale de Makala, en attendant, sans doute, un éventuel procès, annonce EcoNews.

D’après ce quotidien, pour le moment, on sait, sur la base du tout dernier communiqué de la Présidence de la République que François Beya a été interpelé par l’ANR en raison des « indices suffisamment sérieux » d’une tentative de déstabilisation des institutions démocratiques. Puis, plus rien, constate le journal.

« Deux mois après son arrestation, aucun haut gradé de l’armée ou une personnalité politique de haut rang n’a été inquiété. A la place, ce sont quelques membres du service du Conseiller spécial qui ont été interpellés par l’ANR », relève-t-il.

« C’est dire qu’à ce jour, l’affaire François Beya garde tout son secret. Personne, hormis la hiérarchie de l’ANR, ne sait exactement ce qui se passe, encore moins comment devrait se dénouer cette affaire », conclut le tabloïd.

Pour le député national Claudel Lubaya, cette détention de Francois Beya « tout aussi illégale qu’irrégulière » viole les dispositions de la Constitution, rapporte La Prosperité.
 

Dans sa déclaration publiée mardi 5 avril 2022, l’élu de Kananga « s’indigne de constater que François Beya qui, en principe, jouit de la présomption d’innocence, a quitté la Gombe pour la commune de Selembao, à Makala, sans le moindre dossier en bonne et due forme et, même, sans être placé sous mandat d’arrêt », souligne ce journal.

Il ajoute que Claudel André Lubaya exige la libération de Beya.  A la limite, il souhaite que François Beya soit présenté devant l’autorité judiciaire compétente afin qu’il soit informé des motifs de son arrestation, conformément à l’article 18 de la Constitution.

 

Dans un autre registre, Forum Des As annonce à sa Une : « Déchéance du ministre Jean-Marie Kalumba : le groupe Socimex décline sa responsabilité »

Il explique que « Jan-Marie Kalumba Yuma a été désavoué mercredi 30 mars dernier à l'Assemblée nationale. A peine approuvée, cette mesure a suscité tant des réactions, notamment dans le chef des pourfendeurs du groupe Socimex qui, à travers les réseaux sociaux, accusent le responsable de ce groupe d'entreprises d'être à la base de la déstabilisation de ce membre du Gouvernement et de l'Union sacrée ».

S'estimant victime de « ces attaques nuisible », Ibrahim Issaoui décline toute responsabilité dans cette initiative qui relève de seuls parlementaires congolais, note ce quotidien.

Dans un communiqué de presse daté de mardi 5 avril et diffusé dans les médias, le groupe Socimex fait remarquer que « Monsieur Ibrahim Issaoui n'exerce aucune activité politique ni en République démocratique du Congo, son pays d'adoption, ni au Liban, son pays d’origine », rapporte Forum des As.

Et AfricaNews relève que « le Groupe SOCIMEX avertit que son CEO[Président directeur général] Ibrahim Issaoui se réserve le droit de saisir les instances judiciaires compétentes contre les auteurs de ces actes qui portent gravement atteinte à son honneur, à sa dignité ainsi qu’à ses droits en tant que citoyen ayant choisi la RDCongo comme seconde patrie ».

Et pour conclure, ce tabloïd, rappelle qu’Ibrahim Issaoui est un opérateur économique établi en RD-Congo depuis 40 ans. Il est à la tête d’un groupe d’entreprises SOCIMEX, affiliées à la Fédération des entreprises du Congo(FEC) où il assume les fonctions de vice-président national.

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