Explosion à Goma : bilan revu à 6 morts, l'émotion encore vive au camp Katindo

L’émotion et la désolation se lisaient, ce vendredi 8 avril, sur les visages des membres de famille des personnes mortes dans l’explosion survenue jeudi 7 avril dans la soirée dans un bistrot du camp militaire Katindo à Goma (Nord-Kivu).

Ce vendredi matin, les familles inconsolables se sont massées sur le lieu du drame alors que s’y trouvaient le gouverneur de province et le commandant de la 34è région militaire. L’heure était au ramassage des restes des corps déchiquetés, éparpillés çà et là, notamment sur les toitures des maisons voisines. Des militaires s’activaient à rassembler ces bouts de chair. Sur le visage des proches de victimes, on pouvait lire la désolation et l’émotion mêlée à la psychose, a constaté le reporter de Radio Okapi.

Au même moment d’autres militaires s’employaient à collecter les douilles de l’engin explosif. Ces débris sont semblables à des billes et aux particules des métaux. 

L’explosion survenue dans ce bistrot, non loin du parquet militaire dans la commune de Karisimbi, a fait six morts et quinze blessés, selon un bilan provisoire qui revoit à la baisse le nombre de morts.

Jeudi soir, plusieurs sources dont le ministre de la Communication et médias avaient annoncé au moins huit morts et trois blessés.

Les premières enquêtes menées sur la scène du drame, révèlent qu’il s’agirait d’une bombe artisanale. Les douilles de l’explosif ramassées sur le lieu l’attestent, ont affirmé quelques officiers des FARDC, trouvés sur place. Mais le doute plane encore sur l’auteur présumé de cet acte.

Selon les sources militaires, parmi les victimes de cette explosion, il y a un officier supérieur des FARDC et un officier subalterne. Le lieutenant-colonel Charles dit Diva, était jusqu’à sa mort en charge du ravitaillement à la 34è région militaire alors que le capitaine, était chargé de l’ordonnancement à la même structure militaire. 

Parmi les victimes, figurent également trois femmes dont la tenancière du bistrot et une autre dont l’identité n’est pas encore connue. Sans donner plus des détails, les sources militaires du camp Katindo n’excluent pas un acte terroriste et supposent que c’est cette femme inconnue qui se serait fait explosée. 

La police scientifique de la MONUSCO ainsi que l’auditorat militaire de garnison de Goma, étaient à pied d’œuvre ce vendredi sur le lieu du drame afin de déterminer la nature exacte de l’engin explosif.

La psychose se mêle à l’émotion

Face à la panique qui s’est emparée des habitants de Goma, particulièrement ceux du camp Katindo, le gouverneur militaire, le lieutenant général Constant Ndima rassure la population.

Dans une déclaration faite ce vendredi 8 avril sur le lieu du drame, il a proclamé la détermination de l'armée à lutter contre le terrorisme:

«Nous sommes dans la province où nous faisons face au jihadisme, nous faisons face au terrorisme. Que la population ne cède pas à la terreur, les enquêtes sont en cours pour déterminer exactement s'il s’agit de quoi».

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