Goma : 42% de la population hésite à se faire vacciner contre la Covid-19, selon une ONG


Quarante-deux pourcents de la population de la ville de Goma au Nord-Kivu hésite encore à se faire vacciner contre la Covid-19. C’est le résultat d’une enquête présenté lundi 16 mai par l’ONG Initiatives africaines pour la gestion des ressources naturelles et le développement. 

« La position de la population de Goma vis-à-vis de la vaccination en général, c’est que 42% de la population est hésitante à se faire vacciner. Par rapport aux différentes rumeurs, les raisons qui font que les populations ne prennent pas les vaccins, la population n’a pas confiance au vaccin contre le COVID-19 », a expliqué le responsable de cette ONG, Gentil Faraja Amuri. 

Il déplore le faible taux d’adhésion de la population à la vaccination contre la pandémie du Covid-19, dans la ville de Goma et ses environs, après dix mois d’enquête menée par son association environnementale. 

Gentil Faraja Amuri fait savoir que l’objectif principal de cette enquête était de comprendre les motivations du refus et des hésitations de la population à se faire vacciner contre le virus de la COVID-19. 

Face à ce constat négatif, cette organisation recommande aux autorités sanitaires d’accélérer et de multiplier les campagnes de sensibilisation pour remonter la pente : 

« La population dit qu’il y a une théorie complotiste : les grandes puissances voudraient réduire la taille mondiale. La population dit que le vaccin qui est envoyé chez nous en Afrique, au Congo, n’est pas celui qui est envoyé dans les pays développés comme en Europe et aux Etats-Unis et la population dit que ce vaccin-là c’est un signe de la marque de la bête, de la bête sauvage donc si on le prend, on a pactisé avec le diable. » 

Gentil Faraja poursuit que certains habitants pensent que le vaccin va réduire la fertilité des hommes en Afrique. 

« Lorsqu’on prend ce vaccin contre la COVID-19, ça va aussi réduire la longévité, on va mourir dans quelques jours. Et là, nous voyons que les spectres d’hésitations sont très grands, et on ne travaille pas pour remonter la pente. Nous risquons d’avoir plus d’antivaccins que de réceptifs au vaccin contre COVID-19 », se désole-t-il. 

Cette organisation nationale envisage d’étendre cette enquête dans d’autres provinces dans l’Est du pays notamment dans les provinces de l’Ituri, le Sud-Kivu et la province du Tanganyika, en proie aux violences. 

 

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