Conflit Teke-Yaka : Abdoul Aziz pour le renforcement des fonctions régaliennes de l’Etat

Le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme (BCNUDH), Abdoul Aziz Thioye a appelé, dimanche 25 septembre, au renforcement des fonctions régaliennes de l’Etat dans certaines parties du pays et d’assurer un encadrement des pouvoirs coutumiers.

Il s’est exprimé ainsi à Kinshasa, faisant allusion aux conflits interethniques en RDC et plus particulièrement celui, opposant Teke-Yaka dans les provinces du Maï-Ndombe et du Kwango.

Vous pouvez l’écouter dans cet extrait : 

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Des allures inquiétantes 

Le conflit Teke-Yaka, prend des proportions incontrôlables, indiquent les sources locales. 

Jusque dimanche 25 septembre soir, la situation était confuse dans la cité de Fatundu, dans le territoire de Bagata (Kwilu), où affluent les déplacés de Bukusu et villages environnants du territoire d’Idiofa.

Ce qui a entrainé une certaine panique dans la cité de Fatundu. 

Un jour avant, des personnes armées, qui seraient parties de Kwamouth, dans la province de Maï-Ndombe, ont attaqué le village Bukusu dans la province du Kwilu.

Ce qui a entrainé le déplacement des habitants de ce village vers Fatundu. 

Dans le village Bukusu, du secteur de Wamba, territoire de Bagata, les assaillants, armés, ont égorgé le chef du village après avoir incendié presque toutes les maisons, confient les sources contactées par Radio Okapi.  

Patrick Mpuya, infirmier titulaire du Centre de santé de Bukusu, ajoute que les habitants, eux, se sont déplacés.

Certains dans les forêts avec de petits enfants et des femmes qui attendent famille, d’autres se retrouvent pour l’instant à Fatundu.  

Parlant des assaillants armés qui envahissent cette partie du pays, personne ne sait dire avec précision de qui s’agit-il.

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Pendant ce temps, Symphorien Kwengo, vice-président du Cadre de concertation de la société civile du Kwango souligne que deux enfants de moins de 10 ans sont morts au courant de semaine dernière parmi les déplacés de Kwamouth.

Selon lui, les conditions précaires dans lesquelles vivent ces déplacés, sont la cause de ces décès.

Toutes les organisations de la société civile du Grand-Bandundu appellent le chef de l’Etat à « s’impliquer personnellement afin de mettre fin à ce conflit ». 

 

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