La Prospérité : « A l'initiative de l'Eglise Catholique, les Congolais interpellent la Communauté Internationale »

La revue de presse de ce lundi 5 décembre 2022.

La marche des chrétiens catholiques à laquelle se sont associées certaines autres personnes de bonne volonté, dimanche 4 décembre à travers quelques villes de la RDC, fait la UNE des journaux parus ce lundi 5 décembre à Kinshasa.

La Prospérité annonce en sa manchette « qu’à l'initiative de l'Eglise Catholique, les Congolais interpellent la communauté internationale ». Les prélats catholiques accusent les Etats-Unis, la France, la Belgique ainsi que la Grande Bretagne, de déstabiliser la RDC notamment dans sa partie orientale, affirme ce quotidien.

«Nous voulons dénoncer à travers notre marche les faits saillants qui nous préoccupent notamment, la guerre imposée à la RDC par le Rwanda et l’Ouganda ce, sous couvert du mouvement terroriste du M23 (...) et les pays prédateurs qui cherchent la balkanisation de notre pays à savoir les États-Unis, la France, la Belgique, la Grande Bretagne et autres», ont- ils déclarés.

Ils martèlent cependant que la souveraineté nationale du pays et l’intégrité territoriale ne sont pas négociables avec les belligérants.

Pour eux, ajoute ce journal, la communauté internationale affiche une attitude hypocrite et complaisante qui frise la complicité dans l’agression du pays.

Le curé de la Paroisse Saint Marc de la commune de Kimbanseke a, dans son message, non seulement dénoncé l’agression imposée à la RDC par le Rwanda mais aussi a-t-il pointé du doigt l’Ouganda et l’hypocrisie de la communauté internationale, rapporte ce tabloïd.

Le Journal note que tous les Doyennés (Ndlr regroupement des paroisses) de l’Archidiocèse de Kinshasa étaient dans les grandes artères de la ville, cela après la messe de 6h30. Chapelets, croix et Bibles en mains, les Curés des paroisses et leurs prêtres étaient à la tête de chaque groupe. « Loin des couleurs politiques, l’Église catholique a démontré qu’elle est forte et possède un encrage non concurrentiel à travers le pays », affirme ce quotidien.

« A chaque point de chute, l’unique message des fidèles catholiques a été lu. Il portait sur la dénonciation et la condamnation sans détour, des agresseurs de notre pays », poursuit Le Journal.

Dans ce message intitulé «L’heure est grave. Notre pays est en danger !» (cf. Néh.2, 17), les fidèles de l’Archidiocèse de Kinshasa doivent prendre leurs responsabilités en mains, réfléchir sérieusement, sincèrement et courageusement au nom de leur foi, indique ce tabloïd.

Pour L’Avenir, à travers cette marche, « les Congolais ont exprimé leur ras-le-bol ». Selon ce quotidien, de quatre coins de leur territoire national, les Congolais « unis par le sort » ont décidé de s’unir « dans l’effort » pour soutenir les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), exiger la fin de l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC sous masque du M23 et dénoncer le silence complice de la Communauté internationale.

Pour cela, note ce journal, répondant à l’appel de l’Eglise catholique, les Congolais ont battu le pavé à travers toute l’étendue de la République. A Kinshasa, aux côtés de certains membres du gouvernement et du Parlement dont Bahati Lukwebo et Daniel Aselo, les marcheurs ont convergé au Palais du peuple où leur mémorandum a été déposé pour exiger au Rwanda de cesser de soutenir le M23, le retrait de la RDC de la Francophonie et le départ de la MONUSCO de la RDC.

Et La République d’ajouter que dans ce message dévoilé en l’esplanade du Palais du peuple, les chrétiens catholiques s’en sont pris justement au comportement hypocrite de la communauté internationale face à l’agression rwandaise.

« La communauté internationale affiche une attitude hypocrite et complaisante qui frise la complicité. La responsabilité de la communauté internationale est nettement engagée de par sa complaisance vis-à-vis des multinationales et des pays prédateurs de nos richesses naturelles », pouvait-on découvrir, indique ce bihebdomadaire qui rapporte que la ville de Lubumbashi aussi était dans la danse.

Ce journal note que dans la ville cuprifère, les fidèles ont marché après le culte dans leurs paroisses respectives. De façon unanime, ces chrétiens ont répondu positivement à la recommandation de la CENCO pour soutenir la RDC pendant ce temps de guerre. A chœur, ils ont rappelé que la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays ne sont pas négociables.

Réunis comme un seul homme ces chrétiens des différentes paroisses ont dit non à la balkanisation de la RDC, enfouie dans l’insécurité permanente semée par les forces du mal dans la partie Est du territoire national, souligne La République.

EcoNews, souligne, quant à lui, que les chrétiens catholiques ont invité la communauté internationale, principalement les Etats-Unis et l’Union européenne, à mettre fin au génocide qui se commet sur le sol congolais depuis une vingtaine d’années. Du Gouvernement, les chrétiens catholiques exigent quatre choses : le départ de la Monusco, le retrait de la RDC de l’Organisation internationale de la Francophonie, le retrait de la RDC de l’EAC (Communauté des Etats de l’Afrique australe) et la suspension de tous les accords conclus par la RDC, en attendant l’avis favorable du Parlement.

Pour Africa News, les catholiques ont bougé la rue à l’appel du clergé de kinshasa à Kisangani en passant par Beni. Ce tabloïd note toutes fois qu’à Goma, chef-lieu de Nord-Kivu, province sous état de siège, la marche des Catholiques a été annulée, après évaluation de la situation sécuritaire dans et autour de la ville. Le Comité laïc de coordination(CLC) a motivé que l’annulation de la marche devait permettre d’éviter une éventuelle infiltration.

Dans ce chapitre de dénonciation du complot pour la balkanisation de la RDC,Congo Nouveau, citant des observateurs de la scène politique congolaise, estime que :

« Pour faire échec au plan de balkanisation de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi devrait briser la glace afin de jouer à l'unisson.  L'actuel locataire du Palais de la Nation devrait rassembler toutes les forces vives du pays pour montrer à la face du monde que pour l'unité de leur pays, les Congolais jouent à l'unisson. Ainsi, comme le souhaitent certains compatriotes, le successeur devrait parler avec son prédécesseur, Joseph Kabila, avec des opposants, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito... Il devrait aussi prendre langue avec les leaders de la Société civile. Ici, nous pensons principalement aux églises catholique et protestante ».

 

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