Info 27 : « Constant Mutamba : 10 ans de travaux forcés requis, la défense plaide l’acquittement »

Revue de presse du jeudi 14 août 2025

 Deux sujets retiennent l’attention des médias ce jeudi : le réquisitoire dans l’Affaire Constant Mutamba et le Conclave d’Ensemble pour la République à Bruxelles.

Le ministère public a requis mercredi 13 août dix ans de travaux forcés à l’encontre de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, accusé du détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, rapporte Info 27. Selon les magistrats, explique le journal, le prévenu aurait contourné les procédures de passation des marchés publics en transférant les fonds à une société fictive, Zion Construct, dépourvue de siège, de personnel et de garantie bancaire, et ce, sans l’avis de non-objection requis. 

Dans l’exposé des faits, détaille Le Potentiel, l’accusation a mis en avant plusieurs éléments à charge : le recours à la procédure de gré à gré en lieu et place de la passation régulière des marchés publics, la mise à l’écart d’institutions compétentes dans ce processus, notamment le secrétariat général à la Justice, le transfert des fonds sur le compte de cette société en violation des règles de procédure, l’exécution du marché sans obtenir l’avis de non-objection, la fictivité de la société, matérialisée par l’absence de siège social, de personnel et de garantie bancaire.

Sur le plan du droit, rappelle Actualite.cd, l'organe de la loi a soutenu que l'acte de détournement a été posé par le prévenu dès l'instant où l'argent a quitté le compte FRIVAO du ministère de la Justice, pour le compte de la société Zion construct.

Pour l'élément moral, ajoute le portail, le ministère public a soutenu que le prévenu est un praticien du droit, ayant la connaissance des règles des marchés publics, mais a pourtant procédé en violation de la procédure prévue en la matière. 

La Cour de cassation a ainsi clôturé, mercredi 13 août, le procès de l’ancien ministre d’État chargé de la Justice et garde des Sceaux, poursuivi pour détournement de deniers publics. Le verdict sera rendu le 27 août prochain, annonce 7sur7.cd.

Avant de prendre l’affaire en délibéré, les juges ont entendu les plaidoiries de la défense, qui a plaidé pour l’acquittement de leur client, conclut le média.

Ensemble pour la République en conclave

Dans un autre registre, Le Potentiel rapporte que les 12 et 13 août, à Bruxelles, Moïse Katumbi a réuni cadres, élus et responsables de son parti Ensemble pour la République pour un conclave stratégique de deux jours. Objectif : définir une réponse politique et citoyenne à la crise multiforme qui frappe la RDC, marquée par la persistance du conflit à l’Est, des tensions politiques et un recul des libertés, explique le quotidien.

Le parti de Katumbi a placé au cœur de ses résolutions la nécessité d’un dialogue national inclusif et contraignant, renseigne Actualite.cd.

Cette initiative, que le parti souhaite voir conduite sous l’égide conjointe de la CENCO et de l’ECC, doit associer toutes les forces politiques et sociales afin de restaurer la paix dans les provinces meurtries et reconstruire la stabilité nationale, ajoute le tabloïd.

Le conclave a également dénoncé un processus électoral «bâclé» en 2023 et les «manœuvres dilatoires» visant à torpiller le dialogue inclusif initié par la CENCO, indique Opinion Info.

Le parti réaffirme que l’unité territoriale de la RDC est non négociable et condamne le pillage des ressources naturelles, ajoute le tabloïd.

Ensemble pour la République dit faire de la lutte contre la corruption, l'impunité et l'instrumentalisation de la justice une priorité, afin de restaurer un état de droit effectif, fait remarquer Mediacongo.net. Ce parti compte dès lors intensifier la campagne pour porter sa présence dans tous les coins du territoire national, ajoute le portail.

À des milliers de kilomètres de Kinshasa, commente Info 27, Moïse Katumbi se pose en vigile de la Constitution, multipliant les mises en garde contre toute prolongation du mandat présidentiel. Mais pour le tabloïd, le leader de « Ensemble pour la République » illustre une opposition encore en panne, plus soucieuse de ses calculs politiques que de la défense effective de la République et de ses institutions.