Arrestation de 27 villageois de Bokongo: la Sodefor et la Fec favorables à une enquête parlementaire


(De G. à D.) Kaki (Sodefor), G. Mola (Fec) et E. Kiamfu face la presse, (Photo E. Imbanda)

La Société de développement forestier (Sodefor) et la Fédération industrielle du bois (Fib), sont tombées d’accord, pour qu’une enquête parlementaire soit menée dans l’affaire qui oppose la Sodefor à la communauté de Bokongo dans le territoire d’Oshwe, province du Bandundu. Cette position a été rendue publique au cours d’une point de presse tenu samedi à Kinshasa.

L’enquête parlementaire devra faire la lumière sur cette affaire concernant l’arrestation de 27 habitants de Bokongo et leur transfert à Inongo.

Selon les responsables de cette entreprise forestière, les revendications liées aux redevances et droits coutumiers soulevées par le député provincial Bosama Mpongo, chef de groupement, sont déjà réglées par la justice après des mois de négociations.

Toujours selon la même source, document en appui, le tribunal de grande instance de Matete, en 2002, et la cour d’appel de Kinshasa, en 2004, ont débouté le chef de groupement de Bokongo.

Le coordonnateur de Sodefor, Roger Kaki, est formel:

De fait que les structures judiciaires s’étaient déjà prononcées pour reconnaître que ces redevances ne sont que le fruit de l’imagination de Monsieur Bosama, l’affaire était close.

Pour ce qui est du conflit foncier entre les communautés Bokongo et Bidjankama, les responsables de cette entreprise déclarent ce conflit réglé depuis décembre 2009.

La Sodefor dénonce, par ailleurs, l’occupation de sa concession par ce qu’elle qualifie de bande armée, sous la direction du chef de groupement de Bokongo, mais également les menaces de mort contre la police venue d’Inongo pour réquisition d’information.

Non satisfait de cette situation, selon la même source, le chef de groupement Bosama Mpongo a organisé une occupation armée de trois des concessions de Sodefor.

Ceci a débouché sur l’arrestation de 27 habitants porteurs de 8 lances, 9 machettes, 152 flèches empoisonnées et des fusils avec munitions.

Ils ont été acheminés à Inongo où l’un d’eux a trouvé la mort.

Selon le directeur de Sodefor, Erasme Kiamfu, ce dernier est mort en liberté et non en détention.

Cette société tient à ce que la justice s’occupe de cette affaire, insiste son gérant statutaire,  José Albanos:

La Sodefor a l’intention de faire répondre M. Bosama de ses actions devant la justice.

La position commune annoncée, samedi, par la Sodefor et la FIB fait suite à une des recommandations faites par  l’ONG environnementale GTF, à l’issue d’une mission d’information sur le terrain.

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