Kasaï-Oriental: 2 morts dans des manifestations estudiantines à Lubao

Des étudiants de l’Université de Kinshasa.

Les manifestations des étudiants dans la cité de Lubao à 300 km de Kabinda (Kasaï-Oriental) ont fait, ce mardi 26 février, deux morts et deux blessés graves. Le bureau de la cité a été détruit. D’après des sources locales, les étudiants protestaient contre les propos jugés injurieux proférés à leur égard par un cadre administratif. La situation est restée confuse dans la cité de Lubao.

Les étudiants de la cité de Lubao sont dans la rue, depuis ce matin, malgré les gaz lacrymogènes utilisés par la Police nationale congolaise (PNC) pour les disperser. Toutes les activités ont été également paralysées, ce mardi,  à la suite de ces manifestations.

Il n’y a pas eu cours dans les établissements de l’enseignement primaire et secondaire de Lubao, pas non plus de travail dans les différents services et sociétés de la place. Les marchés n’ont pas ouvert.

Selon des sources concordantes, ces manifestants protestaient contre les propos jugés injurieux proférés à leur égard par un responsable administratif local, sur une chaîne de radio de la place. Il aurait tenu ces propos pour déplorer la non-participation des étudiants aux travaux communautaires, communément appelés «Salongo».

Les étudiants ont alors écrit à l’administration territoriale, sollicitant l’autorisation de manifester publiquement contre ces propos. Malgré le refus des autorités locales, ils ont manifesté leur colère dans la rue.

Il s’en est suivi une altercation avec les policiers. Des sources sur place font un état de deux morts, un étudiant et un élève. Des sources médicales de Luabo ont indiqué avoir reçu deux blessés par balle.

La maison du chef de cité adjoint a été incendiée et le bureau de la cité détruit par les manifestants.

La situation reste tendue sur place. Des tirs nourris étaient encore entendus en début de soirée, ont affirmé les habitants de Lubao.  Certains responsables de l’administration publique sont en fuite dans la brousse par peur de représailles, selon les mêmes sources.

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