CPI : liberté provisoire accordée à Kilolo, Mangenda, Babala et Arido

Le député congolais Fidèle Babala, poursuivi par la CPI pour subornation de témoins dans le cadre de l’affaire Jean-Pierre Bemba (Photo CPI).

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé mardi 21 octobre de la mise en liberté provisoire d’Aimé Kilolo, Jean-Jacques Mangenda, Fidèle Babala et Narcisse Arido, poursuivis dans l’Affaire Procureur de la CPI contre Jean Pierre Bemba. Le juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour l’a ordonné, après avoir réexaminé de sa propre initiative la détention des suspects dans cette affaire. Le juge a estimé que la libération était nécessaire pour éviter que la durée de la détention provisoire devienne disproportionnée.

Selon l’assistant chargé de la sensibilisation à la CPI RDC, Patrick Tshibuyi, les juges devraient maintenant rendre par écrit la confirmation ou non des accusations contre les quatre prévenus, pour que l’on puisse parler éventuellement d’un procès.

Les avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, le député du MLC Fidèle Babala et le témoin Narcisse Arido sont accusés par la CPI de subornation de témoins dans l’affaire Procureur de la CPI contre Jean Pierre Bemba. Ils auraient, selon l’accusation, fabriqué des faux témoignages pour empêcher l’administration correcte de la justice.

Lire à ce sujet: Affaire Bemba: la CPI arrête 4 Congolais pour subornation présumée de témoins

Les bénéficiaires de la liberté provisoires devront s’engager par écrit qu’ils se présenteront devant la cour chaque fois que celle-ci le leur demandera.

Patrick Tshibuyi précise cependant que le procureur de la CPI a le droit d’interjeter appel de cette décision de mise en liberté provisoire.

«Et donc, ces personnes vont respectivement, par rapport à leurs demandes, aller dans ces États : la RDC, la Belgique, la France et le Royaume uni », a-t-il expliqué.

M. Jean-Pierre Bemba, quant à lui, reste en détention parce qu’il est poursuivi dans le cadre de l’affaire principale, portant sur des allégations de crimes qui auraient été commis par ses troupes en République centrafricaine en 2002 et 2003.

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