Kanyabayonga: 90 ex-combattants et dépendants FDLR en route vers Kisangani

Les rebelles FDLR qui ont fait leur reddition à la SADC dans un camp apprêté par la Monusco près de sa base à Kanyabayonga, Nord-Kivu, le 5 Juin 2014. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Quatre-vingt-dix ex-combattants et dépendants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) cantonnés à Kanyabayonga depuis 4 mois ont quitté ce mercredi 26 novembre dans la matinée cette cité du Nord-Kivu pour Kisangani où ils seront regroupés dans un centre de transit. Ces ex-combattants refusaient jusqu’ici de se rendre à Kisangani, conditionnant tout transfert par une inspection préalable du site d’accueil de transit.

Ce groupe est constitué de 28 ex-combattants et 62 dépendants. Selon des sources proches de la Monusco, soixante-treize d’entre-eux sont partis à bord de cinq véhicules de la Mission onusienne. Dix-sept autres, des femmes enceintes, des malades et des enfants, ont voyagé à bord d’un hélicoptère de la Monusco. Ils ont quitté Kanyabayonga vers 10 heures.

Le capitaine Hamuli Carotte, l’un des responsables congolais de la section désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à Kanyabayonga, affirme qu’il s’agit d’une première vague. D’autres ex-combattants devraient rejoindre Kisangani au cours de cette semaine. Mais il ne précise pas leur nombre ni le jour de leur départ.

Le chef de la cité de Kanyabayonga encourage cette décision des ex-FDLR de déposer volontairement les armes. Pour lui, le départ de ces ex-rebelles pour Kisangani permet aux autres combattants de poursuivre le processus de désarmement volontaire.

La société civile salue également ce départ. Elle appelle les autres groupes armés actifs dans la province du Nord-Kivu à déposer les armes pour faciliter le retour de la paix dans la région.

Le capitaine Hamuli Carotte estime que le départ des ex-FDLR à Kisangani doit permettre aux autres rebelles rwandais de poursuivre le processus de reddition volontaire avant le 2 janvier prochain, date de la fin de l’ultimatum que la SADC et la CIRGL leur ont lancé.

Au début du mois de juillet dernier, la Communauté économique des pays d’Afrique Australe et la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs, réunie à Luanda (Angola), avaient accordé un délai de six mois à ces rebelles pour désarmer. Dépassé ce délai, la traque de ces rebelles devrait commencer.​

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