L’Avenir: « pourparlers de Kampala : les travaux reprennent aujourd’hui »

Le M23 se dirgeant ce dimanche 9 décembre vers la salle de conférence de Munyonyo à Kampala/ Photo Innocent Olenga-Radio Okapi.

Revue de presse du lundi 14 janvier 2013

L’Avenir annonce qu’après une semaine de tractations, consultations et conciliabules entre les deux délégations (celles de la RD Congo et du M23), la facilitation vient d’annoncer la tenue d’une plénière pour aujourd’hui à Munyonyo (Kampala). Cette plénière se justifie par le retour des principaux acteurs du dialogue, à savoir, le chef de la délégation congolaise, Raymond Tshibanda, rentré dimanche 13 janvier à Kampala en provenance de Libreville au Gabon, où il a pris part aux négociations entre le gouvernement centrafricain et les rebelles du Séléka.

L’Avenir rappelle que selon un communiqué de presse publié le 11 janvier dernier par la médiation ougandaise, l’ordre du jour de ces travaux est constitué de quatre points. Il s’agit de la revue de l’accord de paix du 23 mars 2009, les questions sécuritaires, les questions sociales, politiques et économiques et les mécanismes de mise en œuvre du suivi et de l’évaluation de l’accord de Kampala.

Le journal fait savoir qu’au cours de ces pourparlers, il s’agira avant tout, pour la délégation congolaise, d’écouter le M23 et de répondre à leurs revendications légitimes, c’est-à-dire, seulement celles qui obéissent aux dispositions constitutionnelles de la RDC et ne devant pas porter atteinte à la souveraineté nationale, à l’intégrité du territoire et au caractère apolitique de l’armée et de la police nationale.

Forum des As titre aussi sur le même sujet. Le quotidien révèle que des sources proches du chef de la délégation du Gouvernement ont fait savoir que les travaux convoqués lundi 14 octobre prévoient un ordre du jour bien chargé. Les deux parties en face vont d’abord s’attaquer au premier point relatif à la révisitation de l’accord de paix du 23 mars 2009.  Viendront ensuite les questions sécuritaires,  sociales, politiques et économiques ainsi que les mécanismes de mise en œuvre, suivi et évaluation de l’accord de Kampala.

Maintenant que les choses sérieuses vont devoir commencer en abordant la matière inscrite, la délégation congolaise à Kampala jure sur le fait qu’il ne sera jamais cautionné, peu importe la forme sous laquelle cela pourrait se présenter, une quelconque remise en cause de la Constitution du 18 février 2006, rapporte Forum des As.

Il rappelle aussi que la population congolaise qui a des yeux rivés sur Kampala souhaite que les pourparlers se terminent le plustôt possible afin que la RDC recouvre la paix.

De son coté, La Prospérité revient sur le point de presse du porte-parole du gouvernement avec ce titre : « Requalification du mandat de la Monusco: le Gouvernement loue l’initiative ».

Le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a évoqué lors de son point presse tenu le vendredi 11 janvier 2013, les questions liées à la requalification du mandat de la Monusco et le déploiement de la Force internationale neutre dans l’Est de la RDC, affirme le quotidien. Le soubassement est la recherche de pistes de sortie de la crise créée par la guerre d’agression à l’Est de la RDC. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo salue cette initiative, car selon Mende, elle tend visiblement à améliorer les capacités des forces internationales impliquées dans la sécurisation de l’Est de la RDC.

La Prospérité rappelle que le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a déclaré le mardi 8 janvier dernier que la Monusco prévoit de déployer trois drones pour la surveillance de l’Est de la RDC. A ce sujet, le porte-parole du Gouvernement dont les propos ont été relayés par La Prospérité a déclaré que le déploiement de trois drones non armés pour surveiller l’Est de la RDC paraît d’autant plus utile au renforcement de la paix dans la région et qu’il permettra d’affiner la maîtrise par les forces internationales des mouvements le long de la frontière à problème entre la RD Congo et la République du Rwanda.

Dans un autre chapitre, L’Avenir titre: « Le Docteur Mukwege de retour à Bukavu ». Le journal fait savoir que depuis novembre dernier, les femmes de Bukavu se mobilisent et sont prêtes à payer elles-mêmes pour le retour de « leur » docteur. Le journal rappelle que l’attentat qui avait failli coûter la vie au médecin-chef de l’hôpital de Panzi, le Docteur Denis Mukwege, avait secoué la capitale du Sud Kivu et, plus largement, les ondes de choc de cette tentative d’assassinat avaient secoué le Congo tout entier et provoqué d’innombrables protestations à travers le monde.

Evacué en Belgique, le Dr Mukwege mit plusieurs semaines pour se remettre du choc émotionnel ressenti lorsque cinq tueurs, introduits dans sa propriété, avaient tenu ses filles en joue, abattu à bout portant sa sentinelle et s’étaient finalement enfuis, laissant le médecin au sol et le considérant mort.

Après avoir voyagé pour la France, les Etats Unis, la Suède, le médecin-chef de l’hôpital de Panzi a décidé de rejoindre ses patientes, ces femmes victimes de violences sexuelles auxquelles il apporte autant un réconfort moral que la réhabilitation physique. En compagnie du Docteur Guy-Bernard Cadière, spécialiste de la labaroscopie à l’hôpital Saint Pierre, le Dr Mukwege s’envolera pour Bujumbura puis Bukavu et il regagnera son hôpital, annonce L’Avenir.

Plusieurs ministres européens des Affaires étrangères ont déjà demandé aux autorités congolaises d’assurer la sécurité d’un homme dont le nom a déjà été plusieurs fois cité pour l’obtention du Prix Nobel. Alors que la tentative d’assassinat s’était déroulée dans le quartier Muhumba, l’un des plus sécurisés de Kinshasa, aucune enquête n’ a encore déterminé l’identité des tueurs, leurs motivations ou leurs commanditaires, note le quotidien.

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