La Prospérité : « Fini la prison pour Diana »

Diana Gikupa, Directeur de rédaction au quotidien.

Revue de presse kinoise du mardi 5 mars 2013

La Prospérité fait sa une ce mardi sur la libération du journaliste Diana Gikupa après vingt jours de détention à la prison centrale de Kinshasa. Il était condamné à 6 mois de prison ferme et au paiement des dommage et intérêts de 20 000 dollars américains.

Le journal indique que les avocats du journaliste avaient introduit une requête en obtention de la liberté provisoire à laquelle le tribunal a fait droit.

Après la condamnation de Diana, ses avocats étaient allés en appel devant le tribunal de grande instance qui devrait organiser une audience le vendredi 08 mars prochain.

Freedom for journalist (FFJ), organisation de défense et de promotion de la liberté des médias, a salué cette libération.

« Nous prenons acte de la décision de libération de Diana, mais ce cas est bien un élément déclencheur pour finalement obtenir des gouvernants, une loi devant mettre une croix à l’emprisonnement du journaliste pour avoir dit la vérité », a déclaré le directeur de FFJ, Désiré-Israël Kazadi, cité par le quotidien.

Comme la plupart des journaux parus aujourd’hui, le même journal a également titré sur le crash d’un avion à Goma le lundi en début de soirée.

En provenance de Lodja, dans le Kasaï-Oriental, rapporte la Prospérité, cet appareil était sur le point d’atterrir lorsqu’il s’est écrasé, en se désintégrant totalement dans une zone non habitée, selon des sources officielles.

A en croire le ministre des Transports et Voies de Communication, M. Justin Kalumba, il n’y a pas eu mort d’hommes au sol.

Seulement, dans les décombres, poursuit le journal, cinq corps ont été retrouvés : trois personnes sont sorties vivantes et conduites immédiatement à l’Hôpital.

Au total, a indiqué pour sa part le patron de CAA, il y avait 30 personnes à bord dont 5 membres d’équipage et 1 convoyeur, rapporte encore la Prospérité. Quant aux causes de l’accident, l’on évoque le mauvais temps occasionné par une conjonction de la pluie et de l’orage.

Décidément, commente le quotidien, l’Est de la République Démocratique du Congo est en passe de devenir un véritable cimetière pour les aéronefs.

« Encore des morts dans le ciel congolais ! », s’exclame, pour sa part, Forum des As.

En attendant les détails sur le manifeste, indique le confrère, des sources crédibles parlent d’une trentaine de morts dans ce crash survenu hier à Goma.

Le quotidien écrit que cela faisait longtemps que la RDC, qui ne cessait de récolter de crash d’avions, observait un moment de répit.

Voilà qui relance le débat sur la sécurité aérienne, surtout après d’autres crashs survenus dans le passé et qui avaient défrayé la chronique en RDC, indique Forum des As.

Des recommandations avaient été faites au terme des crashs antérieurs en vue d’éviter que ce genre d’accidents ne se reproduisent encore, rappelle le confrère, précisant que le dernier crash enregistré est celui qui avait occasionné, en 2012, la mort du député Augustin Katumba Mwanke et de M. Oscar Gema à Bukavu, dans la province voisine du Sud-Kivu.

Le Potentiel rappelle également d’autres crashs que le pays a connus récemment. Le 16 avril 2008, le crash à Goma d’un DC9 affrété par Hewa Bora qui effectuait la liaison Goma-Kinshasa avec à bord 85 personnes (79 passagers et 6 membres d’équipage) avait raté son décollage et s’était écrasé sur des maisons, faisant au moins 40 morts et plus de 100 blessés, indique le quotidien qui rappelle au passage l’explication de l’étroitesse de la piste de l’aéroport de Goma donnée à l’époque par une source officielle.

Un avion de la même CAA, en provenance de Kinshasa et transportant 117 passagers à bord, poursuit le journal, avait connu un léger crash à l’aéroport de Goma le 19 novembre 2009. Une vingtaine de personnes avaient subi des blessures et des chocs légers. Le gouverneur du Nord Kivu Julien Paluku était parmi les passagers.

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