Les enseignants du secteur catholiques de Kananga sont descendus dans la rue ce jeudi matin. Ils réclamaient le paiement des arriérés de salaire de deux mois. Ils ont estimé que le délai accordé aux autorités pour régulariser leur situation était largement dépassé. Mais les autorités attribuent ce retard au manque de liquidités à la banque, rapporte radiookapi.net
C’est aux environs de 12 heures locales que le calme est revenu au milieu des manifestants. L’annonce de la paie précipitée du mois octobre en a été pour beaucoup. Les enseignants ont quitté le cabinet du gouverneur de province pour aller percevoir leur dû dans leurs établissements scolaires respectifs. Au même moment, leur collègue arrêté a été relâché grâce à l?intervention du gouverneur. Malgré cette accalmie, les manifestants promettent de reprendre leur mouvement de protestation si la paie du mois de novembre n’est pas libérée dans les 48 heures.
Sylvain Mampay, secrétaire du Syndicat national des enseignants catholiques, Synecat déclare : «Il était prévu que l’on paie le salaire de deux mois parce que la date butoir est largement dépassée. Nous sommes le 30 novembre. On libère un mois. Nous exigeons que le 2e mois soit payé. Ce sont des actions syndicales. Elles vont continuer au cas où le 2e mois ne serait pas payé, à partir d’aujourd’hui ou de demain.»
Pour le maire de Kananga, les enseignants sont allés vite en besogne. Il se dit rassurant pour la paie du mois de novembre et invite les enseignants au calme. Quant au retard de paie enregistré, les responsables de l’Enseignement l’attribuent au manque de liquidités à la banque pendant toute la campagne électorale. Inquiets de cette situation, la plus parts des parents exhortent les autorités de l’enseignement et les enseignants au bon sens pour éviter les perturbations de l’année dernière.








