RDC: le Conseil de sécurité souhaite la poursuite des discussions pour un « consensus large »

En visite en RDC depuis samedi 11 novembre, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont estimé que l’accord politique signé à l’issue du dialogue était « une étape ». Ils disent souhaiter la poursuite des discussions pour arriver à un « large consensus ».

«L’accord du 18 octobre a été une étape. Les discussions doivent pouvoir se poursuivre dans un cadre large inclusif afin d’atteindre le consensus large sur un calendrier électoral précis, accompagné des mesures de confiance», a déclaré l’ambassadeur de la France à l’ONU, François Delattre, après la rencontre de plus d'une heure de la délégation du Conseil de sécurité avec le président Kabila.

Le Français a également invité les Congolais à un «débat politique libre et constructif».

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François Delattre a plaidé pour le respect de la liberté d’opinion, de réunions et l’accès équitable aux médias.

«La sécurité et la liberté de circulation de tous doivent être assurées. A ce titre, nous avons appelé les autorités congolaises à rétablir le signal de RFI et à lever l’interdiction de manifester. Naturellement, le sort de la Radio Okapi a également été mentionné», a-t-il poursuivi.

Le Conseil de sécurité indique également être préoccupé par la situation sécuritaire difficile dans l’Est de la RDC. La délégation se rendra dimanche à Beni, territoire du Nord-Kivu en proie aux tueries depuis plus de deux ans.

L’accord politique, une base
L'ambassadeur de l'Angola à l'ONU, Ismaël Abraao Gaspar, a également fait savoir que l'accord issu du dialogue de la Cité de l'Union africaine était une base sur laquelle les discussions doivent continuer pour aboutir aux élections crédibles et éviter un chaos au pays.

«La feuille de route est là. La mise au point va être menée à bien. Ça, il nous a rassurés davantage. L’accord qui a été signé est une base mais il faut bâtir. Qui doit bâtir ? Le peuple congolais avec ses dirigeants et tout son peuple», a souligné le diplomate angolais.

Pour Ismaël Abraao Gaspar, «bâtir veut dire ne pas détruire, ne pas semer le chaos dans un pays qui ne peut plus vivre avec des situations du passé chaotique ».

Un accord politique a été signé à l’issue du dialogue auquel ont participé la majorité, la société civile et une frange de l’opposition. Une autre frange de l’opposition a boudé cette rencontre et réclame la tenue d’un autre dialogue.

 

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