L’Avenir : « La RDC frappée pour la 9ème fois par le virus Ebola »

L’annonce par le gouvernement d’une nouvelle épidémie d’Ebola en RDC est l’un des sujets commentés par les journaux parus mercredi 9 mai à Kinshasa.

La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola, rapporte L’Avenir. Selon le journal, la Division provinciale de la Santé de l’Equateur a notifié jeudi 3 mai 2018 vingt et un cas de fièvre avec des signes hémorragiques et dix-sept décès communautaires dans l’aire de santé d’Ikoko Impenge située dans la zone de santé de Bikoro dans la Province de l’Equateur.

Le quotidien prévient que cette maladie constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Dans cette optique, le ministère de la Santé a pris toutes les dispositions utiles pour riposter promptement et efficacement à cette nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola sur le territoire national de la RDC, assure le confrère, relevant que la RDC, étant à sa neuvième épidémie de cette nature, dispose des ressources humaines bien formées en cette matière qui ont toujours été en mesure de maitriser rapidement les épidémies précédentes.

Au sujet de ces ressources humaines justement, Forum des As renseigne qu’une équipe d’experts quitte Kinshasa déjà ce mercredi 9 mai pour Bikoro, la zone endémique.

Ces experts apportent un lot d’équipements appropriés pour superviser les investigations et l’organisation de la riposte sur le terrain, précise un communiqué du ministre de la Santé. D’après ce document, depuis la notification des cas le 3 mai dernier, aucun décès n’a été rapporté ni parmi les cas hospitalisés ni parmi le personnel de santé, rapporte le quotidien.

La Prospérité sur un autre registre note avec beaucoup d’optimisme que l’avenir du pays se dessine, peu à peu. Le quotidien en veut pour preuve le fait que le président Joseph Kabila a promulgué mardi dans la soirée l’Ordonnance portant promulgation de la loi portant répartition des sièges.

Le journal salue la fin « des titillements et autres marches à tâtons » sur le chemin des élections, estimant que tout l’arsenal juridique nécessaire à la tenue des élections est, désormais, complet. Très optimiste, le confrère se projette en prédisant que le 23 juin prochain, le corps électoral sera convoqué, puis le 24 juin prochain, les députés provinciaux se bousculeront pour déposer leurs candidatures, avant que ceux qui veulent rafler des sièges à la prochaine Assemblée Nationale, ne déposent les leurs le 22 juillet 2018. Le 22 novembre, la campagne électorale sera ouverte, croit savoir le journal.

Pourtant, Le Potentiel qui parle aussi élections, note que la majorité au pouvoir a juré de sauvegarder à tout prix le siège de son autorité morale, plombant ainsi l’avenir d’un atterrissage en douceur du processus électoral en cours.

A en croire le quotidien en effet, un état-major restreint travaille sur le projet et prépare quatre projets de loi liberticides qui visent à affaiblir tous ceux qui pourraient contrecarrer ce projet, notamment, Moïse Katumbi, l’église catholique et les ONG pro-opposition.

S’appuyant sur des révélations du journal belge La Libre Belgique, le journal rapporte que le premier projet qui aura trait à la lutte contre le terrorisme, viserait en réalité le Comité laïc de coordination (CLC), qui vient de rompre sa trêve depuis le 1er mai. Le deuxième cherche à restreindre le champ d’action des ONG réputées proches de l’opposition ou de l’Occident et le troisième texte durcit les conditions d’autorisation des manifestations, révèle le tabloïd, ajoutant que le quatrième aura pour cible désignée les confessions religieuses, associées à différentes manifestations publiques et l’opposant en exil Moise Katumbi.

En rapport avec l’ex-gouverneur du Katanga, Le Phare rapporte que son ancien garde du corps, l’américain Lewis Darryl, est attendu à la Cour Suprême de Justice le 27 juin 2018. Il lui est reproché d’avoir assisté efficacement son patron dans la commission de l’infraction d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat en tentant de mettre en place un groupe armé contre les institutions de la République, fait savoir le quotidien qui émet des doutes quant à la volonté de l’accusé de répondre à la conviction de la justice congolaise.

Le journal rappelle qu’une plainte de l’accusé est pendante devant un tribunal de Washington. L’ancien garde du corps de M.Katumbi exige 4,5 millions de dollars américains à l’Etat congolais pour coups et blessures subis lors de son arrestation à Lubumbashi, de son transfert à Kinshasa ainsi que de sa détention à l’ANR, explique le confrère.

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