Lubero : la société civile dénonce l’instauration de la taxe de « stationnement » aux postes de péage

La société civile de la commune rurale de Lubero, au Nord-Kivu, s’insurge contre la taxation de « stationnement », instituée par les autorités en place depuis plus d’une semaine au niveau des différentes barrières de péage. Le président de cette structure citoyenne, Jackson Vahalwire, a fait cette dénonciation, mardi 27 juillet. 

Selon cette structure, les conducteurs de motos et véhicules qui fréquentent d’autres agglomérations à partir de Lubero-centre, sont sommés de payer des montants allant de 500 à 5 000 francs congolais (2.5 USD).  

Jackson Vahalwire appelle les autorités compétentes dont l’administrateur du territoire à suspendre cette nouvelle pratique qu’il qualifie de tracasserie de la population : 

« Les gens se plaignent surtout ceux qui vont du côté de Kasugho, Kagherie pout aller chercher les causettes de manioc comme Lubero dépend de ces coins là en vivre. Ils doivent payer 500 francs congolais à la grande barrière à Magasin pour la taxe de stationnement. Lorsqu’ils arrivent à une barrière qu’on appelle la barrière de Beya là il faut payer 2500 francs congolais, à Italiro en descendant vers Kagheri il faut payer 500 francs congolais. Vous trouvez que de Lubero à Kasugho il faut prévoir au moins 5000 francs congolais pour les taxes ». 

Lorsqu’un conducteur connait une panne sur cet axe, il doit de nouveau payer le même montant, poursuit M. Vahalwire. 

« Si vous connaissez une panne encours de route le lendemain quand vous revenez vous payer encore 5000 francs congolais. C’est ce qui est en train de préoccuper beaucoup les usagers de ce tronçon routier. Cela constitue déjà une charge pour la population qui vit des produits des champs. Quand on va au champ il faut payer, revenir du champ encore il faut payer. Tout le monde est en train de déplorer ces faits », ajoute-t-il. 

L’administrateur du territoire de Lubero, le colonel Donat Ndonda Mandonga déclare n’être pas au courant de cette situation. Il appelle les victimes à l’approcher pour avoir gain de cause à leur préoccupation. 

 

 

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