Butembo : le REDHO se réjouit de la reprise des audiences foraines, après six mois d’arrêt

Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), salue la reprise des audiences foraines devant le tribunal militaire de garnison de Beni depuis le lundi 22 novembre à Butembo.

Selon cette ONG de défense des droits humains, depuis l’état de siège décrété en mai dernier, les audiences ne se tenaient plus. Le nombre des prévenus restés sans jugement ne faisaient qu’accroitre, gonflant ainsi les effectifs des pensionnaires dans la prison centrale de Butembo.

« A la fin du mois de mai, il y avait une audience par rapport aux dossiers de viol, le tribunal était venu uniquement pour ces dossiers, mais depuis l’état de siège, toutes les autres matières ou tous les autres dossiers, il n’y a jamais eu d’audiences, aujourd’hui la prison centrale de Butembo est surpeuplée, on a environ neuf cents détenus, alors que c’est une prison qui a une capacité de trois-cents à trois-cent-cinquante détenus », a indiqué, un membre de REDHO, Muhindo Wasivinywa. 

Pour lui, avant l’état de siège, la prison centrale de Kakwangura à Butembo, n’avait jamais atteint 700 détenus comme à ce jour. Il a déploré notamment que nombreux innocents continuent à croupir dans cette prison :

« Je sais qu’au niveau du tribunal ils sont aussi débordés, parce qu’il (le tribunal) doit juger les matières répressives de Lubero, de Butembo de Beni et de Beni territoire, maintenant tous ces dossiers-là sont fixés devant seulement deux juges. Il y a des innocents qui sont en train de mourir en prison, alors que peut être, s’ils pouvaient être jugés à temps, ils seraient même acquittés ».

En plus des aspects juridiques, l’absence de jugement des prévenus a aussi des conséquences sanitaires. Selon le REDHO, « cela entraine beaucoup de cas de maladies. Plus de 42 détenus sont gravement malades et en trois semaines, il y a eu trois morts ».

Muhindo Wasivinywa indique que son organisation espère que la reprise des audiences au tribunal militaire va permettre de désengorger la prison centrale de Butembo :

« Notre attente est que d’abord les détenus connaitront leurs sorts, mais aussi ça sera une occasion de désengorger la prison puisque nous sommes rassurés que tous ne seront pas condamnés ».

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