La Prospérité: « Ceni: l’équipe Nangaa sera jugée au travail ! »

De gauche à droite, Corneille Nangaa, président, Pierrette Mwenze, questeur, et Norbert Basengezi Katintima, vice-président de la commission électorale nationale indépendante(Ceni), ont prêté serment le 19/11/2015 devant les membres de la Cour constitutionnelle à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revue de presse du vendredi 20 novembre 2015

Au lendemain de la prestation de serment de nouveaux membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), plusieurs reviennent sur les défis qui attendent cette institution à l’approche de prochaines échéances électorales.

La Prospérité estime que les tâches de l’équipe désormais conduite par Corneille Nangaa sont multiples et complexes.

Le quotidien énumère les défis auxquels fera face la Ceni : Les élections prévues en octobre 2015, tant au niveau local que provincial, n’ont pas eu lieu. Les listes définitives des candidats aux provinciales, n’ont jamais été publiées. L’appel à candidatures pour les locales n’est jamais lancé.  L’élection des gouverneurs intérimaires, pour parer à la carence résultant du démembrement, a été renvoyée aux calendes grecques.

Autre défi évoqué par La Prospérité, le calendrier électoral n’est ni respecté, ni consulté.

C’est dans ces circonstances difficiles que Nangaa et son équipe arrivent, écrit le quotidien pour qui la Ceni doit aller vite et bien.

C’est du temps justement que parle Le Potentiel.  

Le journal s’inquiète d’une phrase prononcée par le nouveau président de la Ceni après sa prestation de serment : « Les priorités de la Céni, c’est d’évaluer ce qui est fait et ce qui reste à faire ; consulter toutes les parties prenantes au processus électoral et lever les grandes options pour les élections ».

« Le nouveau chef de la centrale électorale pense disposer de tout son temps en indiquant qu’il va procéder par une évaluation de ce qui est fait et ce qui reste à faire », commente le confrère pour qui Corneille Nangaa se comporte comme un nouveau venu à la Céni et qui a besoin de s’acclimater avant de s’imprégner de la planification des activités faite par son prédécesseur.

Or, rappelle le quotidien, il connaît la centrale électorale comme sa poche pour avoir été à la CEI en 2006 avant de revenir plus tard en 2013 à la Céni dans les mallettes de son parrain Apollinaire Malumalu.

Conclusion du Potentiel: « Alors qu’il devrait donner des signaux évidents d’aller droit à l’essentiel, le nouveau président de la Céni s’est plutôt lancé dans des manœuvres dilatoires. »

L’Avenir revient sur la position de l’Union européenne au sujet du dialogue politique.

Se référant à l’annonce faite dernièrement par le Président de la République Joseph Kabila, en rapport avec son intention de lancer prochainement un dialogue national en République démocratique du Congo, note le journal, l’Union européenne soutient et encourage cette démarche visant la recherche d’un consensus politique à travers un processus inclusif, limité dans le temps et sur base d’un agenda précis en vue d’organiser des élections présidentielle et législatives en novembre 2016.

Pour l’UE, les débats « devraient être précisément centrés sur les questions de calendrier, de financement, d’actualisation du fichier électoral et de sécurisation du scrutin dans le respect des échéances constitutionnelles que le peuple congolais s’est données lui-même dans la constitution ».

Le dialogue fait aussi la Une du Phare qui note que les violons semblent de moins en moins s’accorder entre la Majorité Présidentielle et l’UDPS.

En dépit de son accord de principe pour la participation à ce forum, le parti de la 10me rue Limete continue d’insister sur deux points majeurs, à savoir sa convocation par le Secrétaire général des Nations Unies avant la fin du mois de novembre en cours et son ordre du jour à focaliser essentiellement sur les questions électorales.

Autrement dit, analyse le journal, Tshisekedi et ses partisans ne sont ni demandeurs de postes ministériels, ni co-promoteurs d’un « glissement ».

Dans son édito, Forum des As revient sur l’accumulation des immondices à Kinshasa, faute d’évacuation.

« Kinshasa sent mauvais ! », lance le confrère.

Que d’ordures ménagères aux détours de nos rues ! C’en est trop. Les Kinois n’en peuvent plus, s’irrite l’éditorialiste du journal.

Pour le journal, cette situation risque d’occasionner toutes sortes de maladies dont la très populaire fièvre typhoïde.

L’édito constate l’impuissance du gouvernement provincial de Kinshasa et des bourgmestres des communes.

Et les députés provinciaux alors ?

Lorsque dans leurs « Jeep très parlementaires », mentionne le confrère, les députés provinciaux parcourent Kinshasa, ils voient bien ce que tous les Kinois constatent. Mais ils ne ressentent sans doute pas les odeurs. Retranchés derrière leurs vitres fumées, montées complètement, « les honorables » ne courent aucun risque pour leur santé. Mais, leurs électeurs oui, conclut l’édito.

Après avoir accusé le gouvernement central de ne plus financer l’évacuation des immondices comme il s’y était engagé, le gouverneur de Kinshasa se retrouve lui-même sur le banc des accusés.

Plusieurs journaux publient en effet un communiqué de la Primature qui « constate la propagation délibérée d’un certain nombre d’informations erronées au sujet de l’assainissement et de l’évacuation des immondices dans la ville de Kinshasa ».

Ce communiqué qu’on peut lire dans les colonnes de La Prospérité rappelle que l’assainissement, la collecte et l’évacuation des immondices dans toutes les villes de la République, relèvent des gouvernements provinciaux.

Au sujet du financement de l’évacuation des immondices à la fin du programme Parau, le document renseigne sans plus de détails que le Gouvernement de la République avait consenti un décaissement ponctuel de 640 000 de dollars américains en faveur de la ville afin de garantir la transition de la prise en main du projet par la ville.

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