L’Observateur : « Incroyable mais vrai, le ministère des Affaires étrangères en panne de passeports ! »

Bâtiment abritant le ministère des affaires étrangères, le 19/09/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

  Revue de presse de vendredi 14 septembre 2012

L’Observateur rapporte que les demandeurs de passeport ont été désagréablement surpris le mercredi 12 septembre d’apprendre dans le couloir du ministère des Affaires étrangères qu’il y a rupture de stocks de cette  pièce d’identité à la direction de la chancellerie. L’information a été confirmée le jeudi par un agent de cette direction. Il a déclaré que le ministère attendait incessamment une livraison de la part de l’Hôtel de monnaies de la Banque centrale du Congo.

Entamant une réflexion sur le sujet, le journal estime qu’en arriver à une telle situation prouve à quel degré l’Etat congolais est vraiment désorganisé. Le quotidien fait remarquer que la direction de la chancellerie se trouve à un jet de pierre de l’Hôtel des monnaies et que chaque jour qui passe, plusieurs demandeurs des passeports paient au moins 120 dollars américains pour l’acquisition de cette pièce.

Pour L’Observateur, la faute incombe aux responsables de la direction de la chancellerie qui ont fait l’étalage d’un manque d’anticipation et qu’on pourrait à la limite, assimiler leur comportement à de l’incompétence.

L’Observateur en profite pour rappeler que le passeport n’est qu’une pièce d’identité dont on se sert lorsqu’on doit voyager en dehors du pays. Il n’y a donc aucune raison de mystifier la procédure de son obtention. Ailleurs et même dans les pays voisins de la RDC, cette pièce s’acquiert en 48 heures maximum et à un coût abordable à toutes les bourses. Mais en RDC, non seulement son prix est prohibitif mais c’est un véritable parcours de combattant qui est imposé au demandeur, juge le Journal.

De son côté, La Prospérité titre : « Bilan Matata : Kin-Kiey dénonce le chantage ! »

Membre de la Majorité Présidentielle et ministre des Postes, téléphones et nouvelles technologies de l’information et de la communication, Kin-Kiey Mulumba fustige le bicéphalisme de certains patrons des médias, pourtant, membres de sa famille politique, rapporte le journal. Il estime que ceux-ci usent systématiquement du chantage et vont jusqu’à fixer le prix de la rançon, écrit le journal. Selon Kin-Kiey Mulumba, les patrons des entreprises de presse forcent la main du Gouvernement. Ils se servent des colonnes des tabloïds et plateaux de télévisions, pour saper les efforts du Gouvernement et, même, jeter un discrédit sur la personne du chef du Gouvernement, en remettant en cause sa perspicacité et ses méthodes de travail, reprend La Prospérité.

Forum des As abonde quasiment dans le même sens en titrant à la une : « Contact avec le Rwanda, accusations sans fondement, diabolisation du raïs : Tryphon Kin-Kiey confond l’Opposition politique »

Le ministre des Postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC), Tryphon Kin-Kiey Mulumba, a remis sa casquette politique le jeudi 13 septembre pour s’occuper de l’opposition politique congolaise, note le journal.

« De l’échec récolté avec la décision du président François Hollande de prendre personnellement part au 14ème sommet de la Francophonie à Kinshasa à la thèse avancée par le ministre rwandais de la défense à laquelle auraient adhéré sans analyse des représentants de l’opposition congolaise, le membre du bureau politique de la Majorité présidentielle ne fait aucun quartier », commente Forum des As. « Le cas d’un député de l’opposition qui s’est réfugié dans une ambassade à Bujumbura après des va-et-vient entre Bujumbura et Kigali et d’un autre député, Eugène Diomi Ndongala, qui a été aperçu en Italie alors qu’on accusait le pouvoir de l’avoir mis au secret dans un cachot à Kinshasa n’ont pas échappé à la vigilance de l’autorité morale du PA (Parti pour l’Action) », rapporte le journal.

Après l’opposition, Tryphon Kin-Kiey s’en est pris aux médias. L’ancien professeur à l’Ecole de journalisme (ISTI actuellement IFASIC), en sa qualité de formateur des chevaliers de la plume, scrute les dernières parutions de certains tabloïds. Son verdict est sans appel: «Les journalistes ont le droit de tout critiquer, tout brocarder, il est indigne qu’ils tentent de harceler des dirigeants du pays», écrit Forum des As.

Pour sa part, Le Potentiel traite de l’économie congolaise et fait savoir que : « La « dédollarisation » de l’économie suscite des interrogations »

Le quotidien relève que la décision du gouvernement de la RDC de « dédollariser » l’économie congolaise « dollarisée » depuis plusieurs années suscite déjà des interrogations parce que la stabilité du Franc congolais (FC) est jugée relative par divers économistes et monétaristes.

« A partir du 1er  janvier 2013, le gouvernement va payer en Francs congolais les rémunérations des agents et fonctionnaires de l’Etat ainsi que toutes les fournitures », a-t-il annoncé, signalant l’expérimentation de la « dédollarisation » pour début novembre prochain, indique le journal.

« Les 80% de l’économie congolaise évoluant dans l’informel qu’il ne maîtrise pas, nous ne voyons pas comment le gouvernement peut présager le succès de sa politique de dédollarisation », s’étonnent certains analystes politiques, selon Le Potentiel.

En tout état de cause, « contrairement aux autres pays en développement, la dollarisation de l’économie congolaise est restée dans des aspects purement monétaires, la substitution d’actifs étant marginale. En outre, la dollarisation a pris une ampleur telle que même l’Etat est arrivé à accepter le paiement des taxes en devises. Toutes les transactions intérieures, qu’elles impliquent de gros montants ou de très faibles, n’ont pas échappé à l’influence du dollar américain », fait observer Le Potentiel.

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