Interdiction du film sur Mukwege: marche de protestation à Bukavu

Dr Denis Mukwege, le fondateur de l'hôpital Panzi à Bukavu, qui se spécialise dans le traitement des femmes et des filles qui sont victimes de violences sexuelles.

La Nouvelle société civile de la RDC a organisé une marche de protestation, samedi 12 septembre à Bukavu, contre la mesure interdisant la diffusion du film sur le docteur Mukwege intitulé: «L'homme qui répare les femmes ».

Les autorités congolaises ont interdit la diffusion de ce film qui, selon elle, porte préjudice à l'armée congolaise.
Ce film de Thierry Michel et Colette Braeckman relate la vie et l'œuvre du Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais qui soigne les femmes violées à l'hôpital Panzi de Bukavu.

«Refuser la diffusion d'un tel film, pour nous société civile, c'est une violation des droits et libertés fondamentaux reconnus aux citoyens congolais. Nous sommes régis par les lois de la République notamment les articles 23 et 24 de notre constitution qui reconnaissent aux citoyens le droit et la liberté d'expression mais également le droit à l'information», a souligné le président de la Nouvelle dynamique  de la société civile, Jean-Chrysostome Kijana.

Il estime que la mesure d'interdiction du gouvernement est venue museler et mettre à genoux la jeune démocratie congolaise.

A (re) Lire: Docteur Mukwege : « Chaque Congolais devrait se sentir concerné par la question des viols des femmes »

Certaines organisations politiques ont pris part à cette marche de protestation, partie de la place Munzihirwa au siège du gouvernorat provincial, où un mémorandum a été remis au directeur de cabinet du gouverneur du Sud-Kivu.

Il y a deux jours, où le responsable de l'hôpital de Panzi, docteur Denis Mukwege avait jugé «incompréhensible que les témoignages des femmes et des acteurs de la société civile retraçant la dure réalité vécue par des dizaines de milliers de femmes ces vingt dernières années, mais aussi leur faculté à retrouver la force de vivre avec dignité, puissent inquiéter outre mesure les autorités qui ont pris la décision de l'interdire».

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, avait également condamné l'interdiction de diffusion de ce film en RDC.

Dans un communiqué publié vendredi 4 septembre, il avait que ce film permet au public congolais « de se faire une idée du drame vécu par des milliers de femmes congolaises victimes de viols ».

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Selon un rapport de l'Unicef publié jeudi 10 septembre à New York, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans en RDC a baissé de 30% entre 2007 et 2014. Pour que le pays fasse encore plus de progrès, il faudrait:

Améliorer les soins pédiatriques pour les familles vulnérables
51% (504 votes)
Multiplier les campagnes de vaccination pour enfants de moins de 5 ans
26% (257 votes)
Améliorer la prise en charge des femmes enceintes
23% (228 votes)
Total votes: 988

En visite au Nord-Kivu, Martin Kobler, le chef de la Monusco dont le mandat arrive à terme a estimé que l’image de la Monusco s’est améliorée ces deux dernières années. Selon vous :

L’image de la Monusco ne s’est pas améliorée
42% (336 votes)
L’image de la Monusco peut encore s’améliorer
35% (279 votes)
L’image de la Monusco s’est effectivement améliorée
22% (177 votes)
Total votes: 789

Dans un arrêt rendu mardi 8 septembre, la Cour constitutionnelle enjoint la Ceni d’organiser l’élection des gouverneurs avant toute élection des députés provinciaux. Selon vous, cette mesure:

Risque d’occasionner le report des tous les scrutins prévus dans le calendrier de la Ceni
70% (771 votes)
N’empêchera pas la tenue des élections dans les délais constitutionnels si la Ceni reçoit à temps le financement attendu
27% (297 votes)
Ne va pas occasionner le report de tous les scrutins prévus dans le calendrier de la Ceni
2% (29 votes)
Total votes: 1092

Trente creuseurs artisanaux ont déjà perdu la vie dans les éboulements de terre qui surviennent depuis deux semaines dans un gisement de cobalt récemment découvert près de Kasumbalesa. Pour arrêter ces drames, il faudrait:

Faire respecter les normes légales en matière d’exploitation minière
75% (565 votes)
Autoriser l’accès à ce site à tout creuseur qui dispose du matériel approprié
14% (109 votes)
Interdire l’accès à ce site aux creuseurs artisanaux
9% (72 votes)
Total votes: 745

RDC: la rentrée scolaire à Kinshasa et en provinces

La rentrée scolaire dans la province ville de Kinshasa est effective. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les élèves de la RDC sont rentrés à l’école, lundi 7 septembre 2015. A Kinshasa, le Premier ministre congolais a lancé symboliquement la rentrée en visitant plusieurs écoles rénovées dont Rivière, Ngwanza, Fataki et Vundu. A l'occasion, le chef du gouvernement a invité les élèves à cultiver l’amour de la patrie qui, selon lui, est au centre de l’adhésion de l’ensemble de la population à une cause commune.

Matata Ponyo a lancé «le quinquennat de la qualité de l’enseignement » et a annoncé la restauration de la cérémonie du salut au drapeau pour encourager les élèves au patriotisme. Pour le Premier ministre congolais, «la patrie est également l’ensemble de progrès autour des idéaux communs, l’amour à la nation et à l’éducation ».

Rentrée timide au Sud-Kivu

La rentrée scolaire a été timide dans le Sud-Kivu. Si le bleu-blanc, couleurs de l’uniforme de l’élève congolais, était visible tôt lundi matin dans les rues de Bukavu, cela n’était pas le cas dans d’autres territoires de la province. De nombreux enfants n’ont pas pu reprendre le chemin de l’école parce qu’ils vivent loin de leurs foyers, en déplacement, fuyant l’insécurité.

À Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe par exemple, les témoins affirment que dans la plupart des écoles, les enseignants étaient présents alors que les élèves étaient à compter du bout des doigts.

A Nyabibwe, une autre zone de tension, des sources concordantes rapportent que de nombreux élèves sont restés à la maison. Leurs parents manquant frais et fournitures scolaires.

Dans le territoire de Walungu, les déplacements des populations observés à Luntukulu influent négativement sur la rentrée scolaire pour de nombreux enfants des déplacés, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha).

Plusieurs milliers de familles se sont réfugiées dans cette zone la semaine dernière suite aux affrontements armés entre Raïa Mutomboki et FARDC.

Shabunda a en revanche connu une rentrée normale, peu de mouvements des populations étant signalés dans ce territoire.

Pas de reprise à Tshilenge

La rentrée scolaire n’a pas été effective dans les écoles publiques du territoire de Tshilenge, à environ 30 km de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental).

Dans cette partie du pays, les enseignants exigent leurs salaires du mois d’août dernier pour reprendre les cours.

Ces enseignants sont restés à la maison pour observer la consigne du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco).

«Il n’y a pas cours, je suis entouré d’une vingtaine d’enseignants. Au moment où je parle nous sommes en dehors de nos écoles respectives. Il y a eu tentative d’ouverture dans une école et puis ils sont tous partis. Nous n’avons pas envoyé les enfants à l’école. Les enseignants ont décidé de ne pas aller à l’école», a déclaré le président du Syeco à Tshilenge, Frederick-Justin Mukendi.

La position des enseignants est soutenue par les chefs d’établissements scolaires qui affirment ne pas percevoir les frais de fonctionnement des écoles depuis treize mois. Des frais qui avoisinent les 17 millions de francs congolais (18 538 dollars américains).

A (re) Lire: Fête du travail: l'Intersyndicale plaide pour le paiement des salaires décents en RDC

Au moment où tous les réseaux officiels et conventionnés observent la grève, l’ambiance de la rentrée a été normale dans les écoles privées de Tshilenge.

Rentrée réussie à Goma

A Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, la plupart des élèves étaient présents dans les écoles, a constaté un reporter de Radio Okapi. Jusqu’à 10 heures locales, des écoliers, seuls ou en compagnie de leurs parents, étaient visibles devant leurs écoles.

Au lycée Kimbilio par exemple, des parents sollicitaient encore l’inscription de leurs enfants tandis qu’à l’école primaire d’application Maendeleo, quelques écoliers seulement ont répondu à l’appel.

«C’est la rentrée mais nous avons constaté que les élèves sont venus à 60%. De 599 inscrits, nous n’avons que 363 présents», a affirmé le responsable de cette école, Sebyozo Bariyanga.

Par contre dans quelques grandes écoles secondaires de Goma telles que le Collège Mwanga ou l’Institut de Goma, élèves et professeurs ont répondu au rendez-vous.

La ministre provinciale de l’EPSP du Nord-Kivu se félicite de cette rentrée qu’elle qualifie de réussie. Sceptiques, des sources de la société civile soulignent que la rentrée est émaillée de plusieurs problèmes socio-sécuritaires sur l’ensemble de la province.

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Le député de l’opposition Martin Fayulu demande à la Cour constitutionnelle de reconstituer les anciennes provinces démembrées. Selon vous :

Cette requête est raisonnable au regard des difficultés pour installer les nouvelles provinces
65% (1034 votes)
Cette requête n’est pas raisonnable. Le gouvernement doit trouver des moyens pour installer les nouvelles provinces
27% (431 votes)
Les nouvelles provinces peuvent fonctionner sans gouverneurs jusqu’à ce qu’on trouve les moyens
7% (120 votes)
Total votes: 1571

RDC: le Front populaire appelle à un dialogue sous la médiation internationale

Lisanga Bonganga. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le Front populaire contre la révision de la constitution réitère son appel pour la tenue d'un dialogue politique sous l'égide de la communauté internationale.

Le coordonnateur de cette structure, Jean-Pierre Lisanga Bonganga a livré cette position, vendredi 4 septembre, au cours d'une conférence de presse, à Kinshasa.

Il est persuadé que seul le dialogue, sous l'égide de la communauté internationale, peut amener les Congolais à trouver des conditions pour un processus électoral crédible.

A l'occasion, Jean-Pierre Lisanga a salué la déclaration des envoyés spéciaux qui, depuis Genève (Suisse), ont invité les acteurs politiques congolais à aller au dialogue.

«Nous sommes très contents de la position des envoyés spéciaux. Ca vient appuyer ce que demande le Front populaire, ça vient appuyer ce que demande Tshisekedi. L'accord, il n'y a pas un lieu indiqué. La Ceni elle-même ne peut pas trouver un accord parce qu'elle pose problème», a-t-il souligné.

En juin dernier, Jean-Pierre Lisanga avait appelé le président de l'UDPS, Etienne Tshisekedi à organiser l'opposition, en prévision du dialogue politique, préconisé par le chef de l'Etat.

Il avait également proposé que ce dialogue soit rganisé par le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en RDC, Martin Kobler et soit basé sur les textes notamment l'Accord-cadre d'Addis-Abeba, les résolutions 2098 et 2211 du conseil de sécurité des Nations Unies.

Au mois d'avril dernier, la Monusco s'était dit disposée à apporter ses bons offices pour un dialogue dans le cadre du processus électoral en RDC avec la coopération de la Majorité présidentielle et de l'opposition. Le directeur de l'Information publique de la Mission onusienne, Charles Antoine Bambara, l'avait affirmé lors de la conférence de presse hebdomadaire de l'Onu à Kinshasa.

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