Le tribunal militaire de garnison de Beni-Butembo a condamné douze militaires à des peines allant de cinq à vingt ans de prison ferme pour viols et meurtre. Pour mettre fin aux viols commis par les membres des forces de sécurité, il faudrait surtout :
Interdiction du film sur Mukwege: marche de protestation à Bukavu
La Nouvelle société civile de la RDC a organisé une marche de protestation, samedi 12 septembre à Bukavu, contre la mesure interdisant la diffusion du film sur le docteur Mukwege intitulé: «L'homme qui répare les femmes ».
Les autorités congolaises ont interdit la diffusion de ce film qui, selon elle, porte préjudice à l'armée congolaise.
Ce film de Thierry Michel et Colette Braeckman relate la vie et l'œuvre du Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais qui soigne les femmes violées à l'hôpital Panzi de Bukavu.
«Refuser la diffusion d'un tel film, pour nous société civile, c'est une violation des droits et libertés fondamentaux reconnus aux citoyens congolais. Nous sommes régis par les lois de la République notamment les articles 23 et 24 de notre constitution qui reconnaissent aux citoyens le droit et la liberté d'expression mais également le droit à l'information», a souligné le président de la Nouvelle dynamique de la société civile, Jean-Chrysostome Kijana.
Il estime que la mesure d'interdiction du gouvernement est venue museler et mettre à genoux la jeune démocratie congolaise.
Certaines organisations politiques ont pris part à cette marche de protestation, partie de la place Munzihirwa au siège du gouvernorat provincial, où un mémorandum a été remis au directeur de cabinet du gouverneur du Sud-Kivu.
Il y a deux jours, où le responsable de l'hôpital de Panzi, docteur Denis Mukwege avait jugé «incompréhensible que les témoignages des femmes et des acteurs de la société civile retraçant la dure réalité vécue par des dizaines de milliers de femmes ces vingt dernières années, mais aussi leur faculté à retrouver la force de vivre avec dignité, puissent inquiéter outre mesure les autorités qui ont pris la décision de l'interdire».
Le chef de la Monusco, Martin Kobler, avait également condamné l'interdiction de diffusion de ce film en RDC.
Dans un communiqué publié vendredi 4 septembre, il avait que ce film permet au public congolais « de se faire une idée du drame vécu par des milliers de femmes congolaises victimes de viols ».
La semaine du 7/09/2015
Selon un rapport de l'Unicef publié jeudi 10 septembre à New York, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans en RDC a baissé de 30% entre 2007 et 2014. Pour que le pays fasse encore plus de progrès, il faudrait:
En visite au Nord-Kivu, Martin Kobler, le chef de la Monusco dont le mandat arrive à terme a estimé que l’image de la Monusco s’est améliorée ces deux dernières années. Selon vous :
Dans un arrêt rendu mardi 8 septembre, la Cour constitutionnelle enjoint la Ceni d’organiser l’élection des gouverneurs avant toute élection des députés provinciaux. Selon vous, cette mesure:
Trente creuseurs artisanaux ont déjà perdu la vie dans les éboulements de terre qui surviennent depuis deux semaines dans un gisement de cobalt récemment découvert près de Kasumbalesa. Pour arrêter ces drames, il faudrait:
RDC: la rentrée scolaire à Kinshasa et en provinces
Les élèves de la RDC sont rentrés à l’école, lundi 7 septembre 2015. A Kinshasa, le Premier ministre congolais a lancé symboliquement la rentrée en visitant plusieurs écoles rénovées dont Rivière, Ngwanza, Fataki et Vundu. A l'occasion, le chef du gouvernement a invité les élèves à cultiver l’amour de la patrie qui, selon lui, est au centre de l’adhésion de l’ensemble de la population à une cause commune.
Matata Ponyo a lancé «le quinquennat de la qualité de l’enseignement » et a annoncé la restauration de la cérémonie du salut au drapeau pour encourager les élèves au patriotisme. Pour le Premier ministre congolais, «la patrie est également l’ensemble de progrès autour des idéaux communs, l’amour à la nation et à l’éducation ».
Rentrée timide au Sud-Kivu
La rentrée scolaire a été timide dans le Sud-Kivu. Si le bleu-blanc, couleurs de l’uniforme de l’élève congolais, était visible tôt lundi matin dans les rues de Bukavu, cela n’était pas le cas dans d’autres territoires de la province. De nombreux enfants n’ont pas pu reprendre le chemin de l’école parce qu’ils vivent loin de leurs foyers, en déplacement, fuyant l’insécurité.
À Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe par exemple, les témoins affirment que dans la plupart des écoles, les enseignants étaient présents alors que les élèves étaient à compter du bout des doigts.
A Nyabibwe, une autre zone de tension, des sources concordantes rapportent que de nombreux élèves sont restés à la maison. Leurs parents manquant frais et fournitures scolaires.
Dans le territoire de Walungu, les déplacements des populations observés à Luntukulu influent négativement sur la rentrée scolaire pour de nombreux enfants des déplacés, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha).
Plusieurs milliers de familles se sont réfugiées dans cette zone la semaine dernière suite aux affrontements armés entre Raïa Mutomboki et FARDC.
Shabunda a en revanche connu une rentrée normale, peu de mouvements des populations étant signalés dans ce territoire.
Pas de reprise à Tshilenge
La rentrée scolaire n’a pas été effective dans les écoles publiques du territoire de Tshilenge, à environ 30 km de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental).
Dans cette partie du pays, les enseignants exigent leurs salaires du mois d’août dernier pour reprendre les cours.
Ces enseignants sont restés à la maison pour observer la consigne du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco).
«Il n’y a pas cours, je suis entouré d’une vingtaine d’enseignants. Au moment où je parle nous sommes en dehors de nos écoles respectives. Il y a eu tentative d’ouverture dans une école et puis ils sont tous partis. Nous n’avons pas envoyé les enfants à l’école. Les enseignants ont décidé de ne pas aller à l’école», a déclaré le président du Syeco à Tshilenge, Frederick-Justin Mukendi.
La position des enseignants est soutenue par les chefs d’établissements scolaires qui affirment ne pas percevoir les frais de fonctionnement des écoles depuis treize mois. Des frais qui avoisinent les 17 millions de francs congolais (18 538 dollars américains).
A (re) Lire: Fête du travail: l'Intersyndicale plaide pour le paiement des salaires décents en RDC
Au moment où tous les réseaux officiels et conventionnés observent la grève, l’ambiance de la rentrée a été normale dans les écoles privées de Tshilenge.
Rentrée réussie à Goma
A Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, la plupart des élèves étaient présents dans les écoles, a constaté un reporter de Radio Okapi. Jusqu’à 10 heures locales, des écoliers, seuls ou en compagnie de leurs parents, étaient visibles devant leurs écoles.
Au lycée Kimbilio par exemple, des parents sollicitaient encore l’inscription de leurs enfants tandis qu’à l’école primaire d’application Maendeleo, quelques écoliers seulement ont répondu à l’appel.
«C’est la rentrée mais nous avons constaté que les élèves sont venus à 60%. De 599 inscrits, nous n’avons que 363 présents», a affirmé le responsable de cette école, Sebyozo Bariyanga.
Par contre dans quelques grandes écoles secondaires de Goma telles que le Collège Mwanga ou l’Institut de Goma, élèves et professeurs ont répondu au rendez-vous.
La ministre provinciale de l’EPSP du Nord-Kivu se félicite de cette rentrée qu’elle qualifie de réussie. Sceptiques, des sources de la société civile soulignent que la rentrée est émaillée de plusieurs problèmes socio-sécuritaires sur l’ensemble de la province.



