Rougeole: les parents sensibilisés sur le bien-fondé de la vaccination à Manono

Vaccination des enfants contre la rougeole dans un centre de sante le 25/06/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L'administrateur du territoire de Manono (Tanganyika), François Kazembe sensibilise les parents à faire vacciner leurs enfants et à se méfier de la médicine traditionnelle, de l'automédication et de la religion.

Il lance cet appel, vendredi 28 août, en prévision de la campagne de riposte contre la rougeole prévue dans les jours à venir dans ce territoire.

La zone de santé de Manono compte actuellement 174 cas de rougeole avec plusieurs décès difficile à quantifier parce que d'autres enfants meurent à la maison.

«Nous avons sensibilisé, et nous continuons à sensibilise. Il y a ceux qui comprennent, d'autres non. C'est surtout des gens qui sont dans des sectes comme des Kitabala et des Postolo. Ils s'entêtent. Et quand il y a épidémie, ils fuient leurs villages. Mais moi je leur dis qu'on ne peut jamais fuir une épidémie», a indiqué François Kazembe.

L'administrateur du territoire de Manono s'engage également à tout mettre en œuvre pour éradiquer l'épidémie de rougeole dans cette partie de Tanganyika.

François Kazembe accuse une autre catégorie de personnes qui préfèrent amener leurs enfants chez le les charlatans. C'est ce qui justifie, selon lui, la hausse du taux de mortalité.

«C'est seulement quand la situation du malade s'empire que les parents amènent leurs enfants à l'hôpital, mais c'est déjà trop tard. Voilà pourquoi je sensibilise les parents. Mais quand on fait la campagne de vaccination contre telle ou telle l'autre maladie ils s'entêtent », a-t-il souligné.

L'épidémie de rougeole sévit dans cinq des onze zones de santé du Tanganyika. Le Dr Juvenal Mukuta de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a confirmé jeudi 27 août courant.

Les cinq zones de santé touchées sont :

  • Ankoro
  • Kabalo
  • Manono
  • Nyemba
  • Nyunzu
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Nord-Kivu: les jeunes de Walikale appelés à se désolidariser des groupes armés

Les éléments d'un groupe d'autodéfense populaire de Lemera dans les moyens plateaux d'Uvira, à Mulenge, Sud-Kivu année 2012. Radio Okapi/Ph. Fiston NGOMA

Le député national Juvénal Munubo, élu  du territoire de  Walikale, invite les jeunes de son fief électoral à déposer les armes et à se désolidariser des groupes armés.

Il a lancé son appel au cours d'un entretien accordé, samedi 29 août, à Radio Okapi.

Juvénal Munubo demande également au gouvernement de créer les emplois dans ce territoire pour diminuer tant soit peu le chômage et les ambitions d'entrée dans les groupes armés.

Ce député souhaite également que les minerais de Walikale puissent apporter un plus sur la vie socio-économique des jeunes de ce territoire en proie à l'insécurité.

«Ce qui reste c'est la phase opérationnelle. Maintenant, il faut aller vers les seigneurs de guerre. Il revient aussi au gouvernement de prendre le relais avec le lancement du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion», a indiqué l'élu de Walikale.

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Juvénal Munubo préconise également la sensibilisation en faveur des jeunes de Walikale pour permettre à ceux qui acceptent de déposer les armes d'être orientés non seulement vers les centres de regroupement mais également vers les activités de réintégration communautaires.

«Il faut penser ouvrir un centre pilote d'apprentissage des métiers à Walikale : menuiserie, charpenterie, soudure, maçonnerie et autres», a-t-il poursuivi.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a entamé, depuis mars dernier, le programme de sensibilisation pour le désengagement des enfants dans les groupes armés et leur réinsertion dans la société dans la localité de Kampala, en territoire de Walikale (Nord-Kivu).

Le CICR encadre aussi certains enfants pour les dissuader à appartenir à une milice. Une fois démobilisés, ses enfants s'occupent des activités ludiques notamment le sport et ceux qui sont en âge avancé sont orientés vers des travaux manuels.

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CPI : l'ouverture du procès Ntaganda fixée au 2 septembre 2015

Bosco Ntaganda lors de la première audience de confirmation des charges à la CPI le 10 février 2014 © ICC-CPI

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé l'ouverture du procès de l'ancien chef milicien Bosco Ntaganda au 2 septembre prochain à la Haye. Ce procès portera essentiellement sur deux attaques meurtrières perpétrées entre 2002 et 2003 en Ituri dans l'ex-Province Orientale.
 
Ancien chef de la milice Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), Bosco Ntaganda est accusé de treize chefs de crimes de guerre et cinq chefs de crimes contre l'humanité, y compris meurtre, viol, et esclavage sexuel, enrôlement et utilisation des enfants dans les hostilités militaires qui auraient été commis en 2002 et 2003.
 
Dans un communiqué de presse, parvenu vendredi 28 août à Radio Okapi, la Coalition pour la CPI considère l'ouverture de ce procès comme une étape importante dans la lutte contre l'impunité et la violence sexuelle en RDC.
 
«Ce qui permet de mettre également  fin  au cycle des violences qui ont causé la mort des millions des congolais depuis 1998», a affirmé le coordinateur régional de la Coalition pour la CPI pour l'Afrique, Clément Capo-Chichi.

 
A (re) Lire: Bosco Ntaganda a quitté le Rwanda pour la CPI

Pour sa part, la directrice exécutive de l'Initiative des femmes pour la justice, Brigid Inder, l'affaire Ntaganda est importante d'une part pour la CPI et les communautés affectées et d'autre part pour le futur du droit international humanitaire et du droit pénal international.
 
Elle a indiqué que ce procès est le premier du genre où un commandant a été accusé de viol et d'esclavage sexuel commis contre des enfants de sa propre milice et sous son commandement.
 
Bosco Ntaganda avait comparu pour la première fois devant la Cour pénale internationale (CPI) en mars dernier à La Haye et avait clamé son innocence  au cours de cette audience consacrée notamment à la vérification de son identité.
 
Au cours de cette, la juge de la CPI s'était assurée que l'accusé avait été informé des crimes qui lui sont reprochés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.
 
Bosco Ntangada était arrivé à la Haye, siège de la CPI, en mars 2013 en provenance du Rwanda où, officiellement, il s'était réfugié à l'ambassade américaine de Kigali d'où il avait demandé son transfert à la Cour. Peu avant de se rendre au Rwanda, il avait été défait au Nord-Kivu par une autre branche de la rébellion du M23 dont il était considéré comme l'un des chefs.
 
Ce chef rebelle est également visé par deux mandats d'arrêt internationaux, émis en 2006 et 2012.

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La session extraordinaire du conseil supérieur de la Magistrature s’est achevée jeudi à Kinshasa. Selon vous, pour assurer l’indépendance de la Magistrature, il faudrait surtout:

Sanctionner les magistrats qui ne rendent pas justice correctement
46% (589 votes)
Améliorer les conditions salariales des magistrats
29% (376 votes)
Sensibiliser les magistrats sur l’importance de résister aux pressions
23% (292 votes)
Total votes: 1255

Elections en RDC: Thomas Perriello insiste sur le respect de la constitution

Classements des bulletins et des urnes par des agents électoraux le 2/12/2011 au centre de compilation à l’enceinte de la foire internationale de Kinshasa, des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les Etats-Unis tiennent à l’organisation de la présidentielle et des législatives en 2016 en RDC. Leur evonyé spécial dans les Grands lacs, Thomas Perriello l’a redit mercredi 26 août dans une conférence de presse au terme de sa visite à Kinshasa.
 
«Nous avons souligné la nécessité pour les autorités congolaises de respecter la constitution. Et que les élections législatives et présidentielle soient organisées dans le délai fixé par la constitution», a indiqué Thomas Perriello qui avait auparavant rencontré le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila.
 
Le diplomate américain affirme avoir eu des échanges productifs avec le chef de l'Etat congolais avec qui il a discuté des questions d'actualité notamment les élections et la pacification de la partie est du pays.
 
«Le Président Obama a parlé longtemps de la nécessité de respecter la Constitution et l’Etat des droits, car cela est important pour n’importe quel pays», a rappelé Thomas Perriello.
 
L'envoyé de Washington a par ailleurs exprimé la volonté de son pays de travailler avec la RDC pour trouver la solution à la question des rebelles FDLR qui commettent des exactions sur les civils congolais depuis de nombreuses années.
 
Les Etats-Unis s’inquiètent également de la situation politique au Burundi qui risque de «déstabiliser toute la région de Grands lacs
 
«C'est ce qui arrive très souvent quand un dirigeant veut s'accrocher au pouvoir », a par ailleurs fait remarquer l'envoyé spécial des Etats-Unis dans la région de Grands-Lacs.

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RDC: «les institutions politiques sont toujours en dépassements budgétaires»

Le directeur général de l'Odep, Floribert Muteba (au centre), lors de la présentation du rapport d'analyse de l'exécution du budget de la RDC pour les exercices 2012-2014. Kinshasa, le 26 août 2015. Ph. Radio Okapi/Nadine Fula.

La tendance est à la baisse dans les réalisations des recettes du budget de l'Etat congolais depuis 2012 jusqu'à 2014, a révélé mercredi 26 août l'Observatoire de la dépense publique (Odep) dans son rapport d'analyse de l'exécution du budget du pouvoir central pour les exercices 2012-2014. Par contre, certaines institutions de l'Etat, comme la présidence de la République, font un dépassement budgétaire chaque année, souligne l’observatoire.
 
Cette étude menée du 24 juin au 24 juillet 2015 rappelle qu'en 2012, l’Etat congolais avait pu collecter 65% des recettes fiscales attendues, tandis qu’en 2013, ce taux avait chuté à 63%. En 2014, seules 49,5% des recettes fiscales avaient pu être collectées.
 
Selon l'Observatoire de la dépense publique, certains secteurs sont souvent en dépassement budgétaire tandis que d’autres secteurs de développement et des services sociaux ne reçoivent pas la totalité de ce que prévoit le budget.
 
«Même quand vous regardez au niveau des dépenses sociales, c’est là où le taux d’exécution est vraiment le plus bas : santé, éducation, développement rural, etc. par contre, les dépenses relatives aux institutions politiques sont toujours en dépassements. Donc, quelque part, il y a un problème de justice distributive,  il y a un problème de justice sociale, il y a un problème de partage des richesses entre les uns et les autres», explique le directeur général de l'Odep, Floribert Muteba.
 
L’Odep demande au Gouvernement de trouver les causes des contreperformances de régies financières afin de redresser la barre. Au sujet de dépassement budgétaire, il souhaite un renforcement de l'efficacité des administrations fiscales et l'élargissement de l'assiette fiscale.

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Dans deux conférences de presse séparées hier à Kinshasa, Martin Kobler, le chef de la Monusco et Thomas Periello, envoyé spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs ont réaffirmé la position de la communauté internationale qui tient à voir la RDC organiser la présidentielle et les législatives dans les délais constitutionnels. Selon vous:

La communauté internationale devrait plutôt aider la RDC à organiser ces scrutins
60% (681 votes)
Ces appels répétés vont pousser la RDC à organiser ces scrutins dans les délais
23% (266 votes)
Ces appels répétés n’auront pas d’incidence sur l’organisation de ces scrutins
16% (192 votes)
Total votes: 1132

Tanganyika: les feux de brousse détruisent plus de 500 maisons à Kongolo

Le bureau du territoire de Kongolo dans la province du Katanga

Les feux de brousse, allumés depuis trois jours par des chasseurs à la quête du gibier, ont ravagé plus de cinq cents habitations dans plusieurs localités du territoire de Kongolo (Tanganyika). Les localités les plus touchées par ces feux sont notamment Kavula, Ponda Bugana Kitungwa, Kilumba Tambwe, Yayi, Kitanchi ainsi que Bena-Hamba.
 
Selon le service de l'environnement du Tanganyika, deux personnes ont également trouvé la mort à la suite de ces feux.
 
Le même service affirme avoir entamé la campagne de sensibilisation en partenariat avec la Caritas diocésaine pour dissuader les chasseurs à poursuivre cette pratique.
 
«Nous demandons à la population toute entière de Kongolo de ne pas mettre les feux de brousse parce que nous détruisons notre écosystème, les espèces des animaux et les espèces des arbres», a indiqué le superviseur du service de l'environnement, Mupendwa Faray.
 
A (re) Lire: Incendies à Kongolo: plus de 2 600 sans abri et 6 décès

En juillet dernier, un autre feu de brousse avait consumé une soixantaine de maisons dans le territoire de Kongolo, selon le vice-coordonnateur de la société civile de ce territoire, Alphonse Somwe.
 
Ce feu avait par ailleurs provoqué des incendies dans plusieurs coins de ce territoire, situé à 1200 km de Lubumbashi (Katanga).
 
Le territoire de Kongolo bat le record des incendies de maisons liés aux feux de brousse dans l'ex-province du Katanga, selon la société civile de ce territoire.

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L’annonce de la fin de l’aide logistique de la Monusco aux ex-combattants FDLR suscite des inquiétudes chez les autorités provinciales du Nord-Kivu et la société civile qui craignent que les efforts fournis jusqu’ici pour le désarmement de ces ex-rebelles tombent à l’eau. Selon vous:

Il revient aux autorités congolaises de régler définitivement la question des FDLR sur son sol
81% (598 votes)
La Monusco ne devrait pas arrêter son aide à ces ex-combattants
13% (99 votes)
La Monusco doit arrêter son aide à ces ex-combattants
5% (44 votes)
Total votes: 738