RDC: le Front populaire appelle à un dialogue sous la médiation internationale
Le Front populaire contre la révision de la constitution réitère son appel pour la tenue d'un dialogue politique sous l'égide de la communauté internationale.
Le coordonnateur de cette structure, Jean-Pierre Lisanga Bonganga a livré cette position, vendredi 4 septembre, au cours d'une conférence de presse, à Kinshasa.
Il est persuadé que seul le dialogue, sous l'égide de la communauté internationale, peut amener les Congolais à trouver des conditions pour un processus électoral crédible.
A l'occasion, Jean-Pierre Lisanga a salué la déclaration des envoyés spéciaux qui, depuis Genève (Suisse), ont invité les acteurs politiques congolais à aller au dialogue.
«Nous sommes très contents de la position des envoyés spéciaux. Ca vient appuyer ce que demande le Front populaire, ça vient appuyer ce que demande Tshisekedi. L'accord, il n'y a pas un lieu indiqué. La Ceni elle-même ne peut pas trouver un accord parce qu'elle pose problème», a-t-il souligné.
En juin dernier, Jean-Pierre Lisanga avait appelé le président de l'UDPS, Etienne Tshisekedi à organiser l'opposition, en prévision du dialogue politique, préconisé par le chef de l'Etat.
Il avait également proposé que ce dialogue soit rganisé par le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en RDC, Martin Kobler et soit basé sur les textes notamment l'Accord-cadre d'Addis-Abeba, les résolutions 2098 et 2211 du conseil de sécurité des Nations Unies.
Au mois d'avril dernier, la Monusco s'était dit disposée à apporter ses bons offices pour un dialogue dans le cadre du processus électoral en RDC avec la coopération de la Majorité présidentielle et de l'opposition. Le directeur de l'Information publique de la Mission onusienne, Charles Antoine Bambara, l'avait affirmé lors de la conférence de presse hebdomadaire de l'Onu à Kinshasa.
Elections des gouverneurs: le gouvernement dit éprouver des difficultés financières
Le gouvernement congolais affirme manquer des moyens financiers pour l'organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces nouvellement créées.
Le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, l'a clairement dit, jeudi 3 septembre, au cours d'une rencontre avec les juges de la Cour constitutionnelle, à Kinshasa:
«Nous n'avons pas d'argent pour organiser ces élections et installer les nouvelles provinces».
Le chef du gouvernement congolais répondait ainsi à l'invitation de la Cour constitutionnelle qui, à son tour, a été saisie par la Ceni pour interpréter la loi sur l'installation de nouvelles provinces et le retard dans l'organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs.
La Haute cour de justice est également invitée à interpréter la loi de programmation relative à l'installation de nouvelles provinces aussi longtemps que les délais légaux pour l'organisation de l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces sont largement dépassés.
A (re) Lire: Elections des gouverneurs: aucune candidature enregistrée dans l'ex-Kasaï-Oriental
Annoncée pour le 31 juillet dernier, l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces a été reportée au 6 octobre 2015.
Lors de l'annonce de ce report, la Ceni avait renvoyé la date de la fin du dépôt des candidatures au 21 août dernier.
La difficulté est que les bureaux définitifs de certaines Assemblées provinciales ne sont pas encore installés et d'autres n'ont pas également de règlement intérieur.
Or à ce stade, toutes les Assemblées provinciales ont clôturé leur session extraordinaire.
D’après plusieurs observateurs, la Cour constitutionnelle est appelée à rendre un arrêt pour éviter que le gouvernement ait les arriérés de plusieurs scrutins: locaux, municipaux et sénatoriaux.
Cette juridiction avait discuté, depuis le 31 août dernier, avec les membres de la Ceni sur l'organisation des élections de gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces nouvellement créées.
Elle voulait être éclairée sur les causes du blocage du processus électoral et voir comment y remédier.
Le 21 août dernier, la Ceni avait exprimé sa volonté d'harmoniser le calendrier des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des vingt et une nouvelles provinces pour le rendre compatible avec le processus de mise en place de nouvelles provinces.
Le gouvernement a interdit la diffusion en RDC du film «L’homme qui répare les femmes» sur l’œuvre du Dr Mukwege, estimant qu’il « porte atteinte à l’honneur de l’armée». Selon vous:
2015 - Société - 2
Soumis par Admin Okapi le jeu, 03/09/2015 - 16:22Le ministre chargé de l’initiation à la nouvelle citoyenneté a réaffirmé mercredi 2 septembre la détermination du gouvernement à rétablir le rite solennel du salut au drapeau dans les écoles de la RDC. Selon vous, cette pratique:
Le Conseil national du travail plaide pour le réajustement du SMIG, le salaire minimum interprofessionnel garanti, actuellement fixé à 3 dollars américains. Selon vous:
Les élèves de certaines localités de Beni ne pourront pas reprendre le chemin de l’école à cause de l’insécurité, ont récemment constaté des députés de ce territoire du Nord-Kivu. Selon vous, il faudrait:
Ituri : les FARDC occupent une école primaire à Mambasa
A une semaine de la rentrée scolaire 2015-2016, une unité des Forces armées de la RDC (FARDC) de la 31è brigade occupent l'école primaire Al-Madjid, à Mambasa-centre, à 170 km au Sud-Ouest de Bunia (Ituri). La société civile de ce territoire a dénoncé, lundi 31 août, cette occupation illégale qui, selon elle, a perturbé les activités de cet établissement scolaire qui inscrit les nouveaux élèves dans l'enceinte d'une école voisine.
Le président de la société civile de Mambasa, Martin Mangala, affirme que ces militaires squattent les classes de l'école primaire Al-Madjid depuis un mois et ont même détruit quelques pupitres. Il les a également accusés d'avoir érigé leur camp non loin de cette école.
Il a appelé les autorités à trouver une solution à ce problème dans un bref délai:
« Pour le moment comme les cours commencent la semaine prochaine, on devrait d'abord faire tout pour qu'on arrange les pupitres, il y a une école qu'on a construite à côté. Mais jusque-là, elle n'est pas encore équipée. Comme ça, les enfants vont d'abord étudier là momentanément. Mais à la longue le gouvernement doit construire une école en dur pour ces enfants. Parce que ce n'est pas possible que les enfants étudient à côté des militaires, ils sont curieux et seront chaque fois tentés d'aller au camp, alors que là, il y a des armes et d'autres choses».
Pour sa part, le commandant de la 31e brigade, général Muhindo Akili Mundos qui séjourne à Kinshasa, dit ne pas être informé de cette situation. Il estime tout de même que les militaires n'ont pas le droit d'occuper cette école même si elle est voisine du camp.
Cette unité spéciale des FARDC est déployée à Mambasa depuis deux mois. L'armée avait invité la société civile locale, réticente à ce déploiement, à collaborer avec les militaires de cette nouvelle brigade dont le rôle est de sécuriser la population et ses biens.



