Elections des gouverneurs: le gouvernement dit éprouver des difficultés financières

Augustin Matata Ponyo, Premier Ministre de la RDC le 3/08/2012 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec des membres de la Fédération des entreprises du Congo (Fec). Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le gouvernement congolais affirme manquer des moyens financiers pour l'organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces nouvellement créées.

Le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, l'a clairement dit, jeudi 3 septembre, au cours d'une rencontre avec les juges de la Cour constitutionnelle, à Kinshasa:

«Nous n'avons pas d'argent pour organiser ces élections et installer les nouvelles provinces».

Le chef du gouvernement congolais répondait ainsi à l'invitation de la Cour constitutionnelle qui, à son tour, a été saisie par la Ceni pour interpréter la loi sur l'installation de nouvelles provinces et le retard dans l'organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs.

La Haute cour de justice est également invitée à interpréter la loi de programmation relative à l'installation de nouvelles provinces aussi longtemps que les délais légaux pour l'organisation de l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces sont largement dépassés.

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Annoncée pour le 31 juillet dernier, l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces a été reportée au 6 octobre 2015.

Lors de l'annonce de ce report, la Ceni avait renvoyé la date de la fin du dépôt des candidatures au 21 août dernier.

La difficulté est que les bureaux définitifs de certaines Assemblées provinciales ne sont pas encore installés et d'autres n'ont pas également de règlement intérieur.

Or à ce stade, toutes les Assemblées provinciales ont clôturé leur session extraordinaire.

D’après plusieurs observateurs, la Cour constitutionnelle est appelée à rendre un arrêt pour éviter que le gouvernement ait les arriérés de plusieurs scrutins: locaux, municipaux et sénatoriaux.
 
Cette juridiction avait discuté, depuis le 31 août dernier, avec les membres de la Ceni sur l'organisation des élections de gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces nouvellement créées. 
 
Elle voulait être éclairée sur les causes du blocage du processus électoral et voir comment y remédier.
 
Le  21 août dernier, la Ceni avait exprimé sa volonté d'harmoniser le calendrier des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des vingt et une nouvelles provinces pour le rendre compatible avec le processus de mise en place de nouvelles provinces.

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Le gouvernement a interdit la diffusion en RDC du film «L’homme qui répare les femmes» sur l’œuvre du Dr Mukwege, estimant qu’il « porte atteinte à l’honneur de l’armée». Selon vous:

Le gouvernement ne devrait pas interdire ce film
47% (1553 votes)
Ce film pourra toujours être regardé malgré cette interdiction
42% (1409 votes)
Le gouvernement a raison d’interdire ce film
10% (339 votes)
Total votes: 3278

Le ministre chargé de l’initiation à la nouvelle citoyenneté a réaffirmé mercredi 2 septembre la détermination du gouvernement à rétablir le rite solennel du salut au drapeau dans les écoles de la RDC. Selon vous, cette pratique:

Est bonne pour apprendre le patriotisme aux plus jeunes
48% (534 votes)
Risque de rappeler les sombres années de la dictature
35% (387 votes)
N’est pas nécessaire pour apprendre le patriotisme aux plus jeunes
16% (181 votes)
Total votes: 1095

Le Conseil national du travail plaide pour le réajustement du SMIG, le salaire minimum interprofessionnel garanti, actuellement fixé à 3 dollars américains. Selon vous:

Le SMIG doit être revu à la hausse
94% (935 votes)
Le SMIG devrait être maintenu à ce niveau
3% (39 votes)
Le SMIG devrait être baissé
1% (14 votes)
Total votes: 987

Les élèves de certaines localités de Beni ne pourront pas reprendre le chemin de l’école à cause de l’insécurité, ont récemment constaté des députés de ce territoire du Nord-Kivu. Selon vous, il faudrait:

restaurer l’autorité de l’Etat une bonne fois pour toute dans Beni
83% (545 votes)
que la rentrée ait lieu là où ce sera possible
9% (65 votes)
reporter la rentrée scolaire dans les zones insécurisées
7% (46 votes)
Total votes: 654

Ituri : les FARDC occupent une école primaire à Mambasa

Les FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie Frechon

A une semaine de la rentrée scolaire 2015-2016, une unité des Forces armées de la RDC (FARDC) de la 31è brigade occupent l'école primaire Al-Madjid, à Mambasa-centre, à 170 km au Sud-Ouest de Bunia (Ituri). La société civile de ce territoire a dénoncé, lundi 31 août, cette occupation illégale qui, selon elle, a perturbé les activités de cet établissement scolaire qui inscrit les nouveaux élèves dans l'enceinte d'une école voisine.
 
Le président de la société civile de Mambasa, Martin Mangala, affirme que ces militaires squattent les classes de l'école primaire Al-Madjid depuis un mois et ont même détruit quelques pupitres. Il les a également accusés d'avoir érigé leur camp non loin de cette école.
 
Il a appelé les autorités à trouver une solution à ce problème dans un bref délai:
 
« Pour le moment comme les cours commencent la semaine prochaine, on devrait d'abord faire tout pour qu'on arrange les pupitres, il y a une école qu'on a construite à côté. Mais jusque-là, elle n'est pas encore équipée. Comme ça, les enfants vont d'abord étudier là momentanément. Mais à la longue le gouvernement doit construire une école en dur pour ces enfants. Parce que ce n'est pas possible que les enfants étudient à côté des militaires, ils sont curieux et seront chaque fois tentés d'aller au camp, alors que là, il y a des armes et d'autres choses». 
 
Pour sa part, le commandant de la 31e brigade, général Muhindo Akili Mundos qui séjourne à Kinshasa, dit ne pas être informé de cette situation. Il estime tout de même que les militaires n'ont pas le droit d'occuper cette école même si elle est voisine du camp.  
 
Cette unité spéciale des FARDC est déployée à Mambasa depuis deux mois. L'armée avait invité la société civile locale, réticente à ce déploiement, à collaborer avec les militaires de cette nouvelle brigade dont le rôle est de sécuriser la population et ses biens.

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Plus de trois cents personnes sont mortes dans des accidents sur le fleuve Congo entre 2009 et 2015. Pour améliorer la sécurité des personnes et des marchandises voyageant sur les cours d'eau de la RDC, il faudrait prioritairement:

Effectuer un contrôle technique rigoureux des embarcations
50% (272 votes)
Veiller à ne pas surcharger les embarcations
36% (199 votes)
Baliser les lits des cours d'eau
13% (70 votes)
Total votes: 538

Rougeole: les parents sensibilisés sur le bien-fondé de la vaccination à Manono

Vaccination des enfants contre la rougeole dans un centre de sante le 25/06/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L'administrateur du territoire de Manono (Tanganyika), François Kazembe sensibilise les parents à faire vacciner leurs enfants et à se méfier de la médicine traditionnelle, de l'automédication et de la religion.

Il lance cet appel, vendredi 28 août, en prévision de la campagne de riposte contre la rougeole prévue dans les jours à venir dans ce territoire.

La zone de santé de Manono compte actuellement 174 cas de rougeole avec plusieurs décès difficile à quantifier parce que d'autres enfants meurent à la maison.

«Nous avons sensibilisé, et nous continuons à sensibilise. Il y a ceux qui comprennent, d'autres non. C'est surtout des gens qui sont dans des sectes comme des Kitabala et des Postolo. Ils s'entêtent. Et quand il y a épidémie, ils fuient leurs villages. Mais moi je leur dis qu'on ne peut jamais fuir une épidémie», a indiqué François Kazembe.

L'administrateur du territoire de Manono s'engage également à tout mettre en œuvre pour éradiquer l'épidémie de rougeole dans cette partie de Tanganyika.

François Kazembe accuse une autre catégorie de personnes qui préfèrent amener leurs enfants chez le les charlatans. C'est ce qui justifie, selon lui, la hausse du taux de mortalité.

«C'est seulement quand la situation du malade s'empire que les parents amènent leurs enfants à l'hôpital, mais c'est déjà trop tard. Voilà pourquoi je sensibilise les parents. Mais quand on fait la campagne de vaccination contre telle ou telle l'autre maladie ils s'entêtent », a-t-il souligné.

L'épidémie de rougeole sévit dans cinq des onze zones de santé du Tanganyika. Le Dr Juvenal Mukuta de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a confirmé jeudi 27 août courant.

Les cinq zones de santé touchées sont :

  • Ankoro
  • Kabalo
  • Manono
  • Nyemba
  • Nyunzu
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Nord-Kivu: les jeunes de Walikale appelés à se désolidariser des groupes armés

Les éléments d'un groupe d'autodéfense populaire de Lemera dans les moyens plateaux d'Uvira, à Mulenge, Sud-Kivu année 2012. Radio Okapi/Ph. Fiston NGOMA

Le député national Juvénal Munubo, élu  du territoire de  Walikale, invite les jeunes de son fief électoral à déposer les armes et à se désolidariser des groupes armés.

Il a lancé son appel au cours d'un entretien accordé, samedi 29 août, à Radio Okapi.

Juvénal Munubo demande également au gouvernement de créer les emplois dans ce territoire pour diminuer tant soit peu le chômage et les ambitions d'entrée dans les groupes armés.

Ce député souhaite également que les minerais de Walikale puissent apporter un plus sur la vie socio-économique des jeunes de ce territoire en proie à l'insécurité.

«Ce qui reste c'est la phase opérationnelle. Maintenant, il faut aller vers les seigneurs de guerre. Il revient aussi au gouvernement de prendre le relais avec le lancement du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion», a indiqué l'élu de Walikale.

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Juvénal Munubo préconise également la sensibilisation en faveur des jeunes de Walikale pour permettre à ceux qui acceptent de déposer les armes d'être orientés non seulement vers les centres de regroupement mais également vers les activités de réintégration communautaires.

«Il faut penser ouvrir un centre pilote d'apprentissage des métiers à Walikale : menuiserie, charpenterie, soudure, maçonnerie et autres», a-t-il poursuivi.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a entamé, depuis mars dernier, le programme de sensibilisation pour le désengagement des enfants dans les groupes armés et leur réinsertion dans la société dans la localité de Kampala, en territoire de Walikale (Nord-Kivu).

Le CICR encadre aussi certains enfants pour les dissuader à appartenir à une milice. Une fois démobilisés, ses enfants s'occupent des activités ludiques notamment le sport et ceux qui sont en âge avancé sont orientés vers des travaux manuels.

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