Kinshasa : les longs délais d’octroi du visa vers l’Europe

Le passeport congolais. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

A la maison Schengen, avenue Pierre Mulele, à Gombe (Kinshasa), des demandeurs de visa se sont plaints la semaine dernière d’être en attente depuis plus de six mois de leur visa pour l’Europe. « Ce n’est pas normal, six mois ! Remettez mon passeport, vous l’avez depuis le mois de mars ! », dénonçait en haussant la voix l’un de nombreux demandeurs de visa, lundi dernier.

Au micro de Radio Okapi, la Consul de Belgique en République Démocratique du Congo, Mme Caroline Mouchart, explique les raisons de ces délais, en expliquant néanmoins qu’une réponse générale est difficile à formuler car « chaque cas est particulier. »

« Il arrive, pour des dossiers de long séjour, que la décision prenne plus de temps, même si une durée de six mois me semble une longue période. L’ambassade ne décide pas toujours sur place de la décision d’octroyer ou non un visa : beaucoup de demandes sont soumises à l’Office des étrangers », a-t-elle ainsi expliqué.

Selon la Consul, de la mission diplomatique à laquelle la Maison Schengen est rattachée, près de 4 000 visas ont été accordés sur le période de juin à la mi-août, concernant les Congolais se rendant en Belgique. Ce qui représente, selon Caroline Mouchart, la moitié des demandes soumises depuis le 1er janvier de cette année.

L’Ambassadeur belge à Kinshasa, M. Michel Lanschenko, a pour sa part ajouté que le facteur migratoire était à prendre en compte dans les longs délais d’attente pour les visas vers l’Europe. « C’est vrai que nous avons eu des cas, dans le passé, où des groupes de sportifs ou des musiciens qui se sont rendus en Europe, soit en concert soit pour une manifestation sportive, ne sont pas rentrés », a-t-il expliqué.

Selon lui, « le risque migratoire existe », et oblige les autorités compétentes en RD Congo à être vigilantes. « Je crois qu’il ne faut pas non plus nier le fait qu’il y a des gens qui veulent profiter du système », a-t-il ajouté.

Enfin, la Consul ajoute que « tout le monde peut toujours récupérer son passeport à tout moment [durant le processus], il suffit d’en faire la demande ».

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Sud-Kivu: des centaines de déplacés de Mutarule regagnent leurs villages

Une des femmes déplacées fuyant les affrontements entre groupes armés à Uvira, au Sud-Kivu/Ph. Droits Tiers.
Une des femmes déplacées fuyant les affrontements entre groupes armés à Uvira, au Sud-Kivu/Ph. Droits Tiers.
Une des femmes déplacées fuyant les affrontements entre groupes armés à Uvira, au Sud-Kivu/Ph. Droits Tiers.

Plusieurs centaines de déplacés de Mutarule, en territoire d'Uvira (Sud-Kivu), ont regagné leurs milieux, samedi 15 août, au cours d'une opération encadrée par les FARDC, la Police, les membres du Conseil territorial de sécurité et la Monusco.

Ils avaient fui les massacres en répétition perpétrés en juin et août 2014 par des hommes armés non identifiés dans cette partie du Sud-Kivu.

Des camions du HCR ont effectué plusieurs rotations pour assurer le transport de ces déplacés entre la cité de Sange et Mutarule.

De la musique explosive par ici, une chèvre égorgée par-là, de petites buvettes bondées un peu plus loin. Mutarule-Katekama vit dans une ambiance de fête.

Binenwa Byamasu, directeur d'une école primaire de Mutarule se réjouit d'avoir retrouvé son milieu et ses amis plus d'une année après:

«Je suis en train de nettoyer ma maison. Après, je vais retourner récupérer la famille et l'amener ici.  Nous avons jugé bon de retourner ici puisque c'est notre village natal. Là où nous vivions, c'était la souffrance. On payait la maison, souvent, on augmentait le prix du loyer. Vous convenez de payer 15 dollars américains, après un mois, ça devient 20 dollars américains. Alors c'est la raison pour laquelle nous avons jugé bon de retourner».

Au total, quarante-cinq personnes avaient été assassinées à Mutarule entre 2013 et 2014 par des hommes armés inconnus.

La population avait déserté ce village pour se réfugier en majorité vers Sange, à 20 Kms au Sud du territoire d'Uvira. Ces déplacés avaient présenté plusieurs préalables dont 60% ont trouvé des réponses, affirme Bireke Saidi, notable de Katekama.

A (re) Lire: RDC: massacre de Mutarule, deux suspects aux arrêts

A l'occasion, l'administrateur du territoire d'Uvira, Samuel Lunagnga Lenga a appelé les personnes retournées à se remettre au travail et à promouvoir la cohabitation pacifique et l'amour du prochain:

«On ne peut être mieux que chez soi! Le fait que la population a accepté de revenir dans son milieu d'origine, elle va s'impliquer dans sa propre sécurisation. Elle va collaborer avec tous les services de sécurité qui sont sur place».

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Loi sur la répartition des sièges : le Sénat n'a violé aucune disposition constitutionnelle, estime Lola Kisanga

Des membres du bureau du Senat lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire le 15/03/2014 au palais du peuple de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La convocation de la seconde session extraordinaire du Sénat n'a violé aucune disposition constitutionnelle, ni celle de son règlement intérieur. Son rapporteur adjoint, Lola Kisanga, l'a affirmé samedi 15 août, au cours d'une conférence de presse organisée à Kinshasa. Cette session a permis à la chambre haute du Parlement congolais de voter la loi sur la répartition des sièges pour les élections locales, municipales et urbaines le 11 août dernier. Cette même loi n’a pas été adopté lors de la première session extraordinaire, faute de quorum.

Certains opposants et quelques organisations non gouvernementales avaient décrié la convocation de cette seconde session extraordinaire. C'est le cas du sénateur du Mouvement de libération du Cogo (MLC), Jacques Djoli, qui a dénoncé «une session irrégulière et cavalière», à laquelle les sénateurs de l'opposition ne pouvaient pas participer. Il a aussi qualifié le vote de la loi sur la répartition des sièges pour les élections locales, municipales et urbaines de « tragi-comédie ».

Pour Lola Kisanga, c'est l'urgence législative qui impose la convocation d'une session extraordinaire.

« Si le constituant et le législateur déterminent avec exactitude le nombre de sessions ordinaires à organiser par chaque chambre, à savoir deux sessions ordinaires par an, s'agissant de la session extraordinaire, il n'y a pas de nombre fixé ni par le constituant ni par le législateur. Ça signifie que la convocation de la session extraordinaire reste ouverte pour autant que des besoins qui s'imposent pour la chambre et pour le parlement compte tenu, notamment des urgences législatives », a affirmé Lola Kisanga.

Le Sénat s'est vu dans l'obligation de convoquer une nouvelle session extraordinaire pour régler la question de la répartition des sièges pour les élections locales, municipales et urbaines, a indiqué le rapporteur adjoint du Sénat.

Rejet d'une loi : Lola Kisanga explique

La loi sur la répartition des sièges pour les élections municipales et locales n’avait  été  adopté selon les termes utilisés par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, à l'issue de la première session extraordinaire. Des observateurs se demandent pourquoi les élus de la chambre haute sont revenus sur la même matière en deuxième session extraordinaire.

A ce sujet, Jean-Pierre Lola Kisanga explique que « si un texte n'est pas voté conformément aux exigences de la loi, dans le jargon et le lexique parlementaire, ceci est considéré comme un rejet ».

« Lorsque vous interprétez le rejet, pour le cas d'espèce, comme étant le refus de la loi par le Sénat, c'est très faux, c'est une interprétation politique totalement erronée parce que la majorité politique dégagée dans la salle était en faveur de ce projet de loi », a-t-il précisé.

Le Sénat manipulé ?

La convocation de cette seconde session du Sénat, décriée par la classe politique, a fait dire à certains politiciens que le Sénat aurait été manipulé. Ce que réfute Lola Kisanga :

« Il est donc important que vous cessiez d'imaginer que les sénateurs sont manipulés par les composantes politiques, non. Il n'y a pas de mot d'ordre ici, ça ne fonctionne pas ».

Selon lui, c'est pour améliorer le quorum de décision que la deuxième session extraordinaire a été convoquée en vue d'affirmer cette majorité politique dégagée sur ce projet de loi.

« Nous votons des lois dans l'intérêt des lois et dans l'intérêt supérieur de la nation et non dans l'intérêt des composantes politiques. C'est cela la grande différence qu'il y a entre les deux chambres », a déclaré Lola Kisanga.

Il a aussi précisé que le gouvernement n'a déboursé aucun sous pour l'organisation de cette deuxième session extraordinaire.

Le Sénat a adopté le projet de loi sur la répartition des sièges aux élections municipales, urbaines et locales, au cours de sa seconde session extraordinaire. Recalée une première fois en mars à l'Assemblée nationale qui dénonçait des incohérences, la loi a finalement été votée par la chambre basse en juillet dernier, mais n'a pas été adoptée au Sénat faute de quorum. Cette fois, elle a été votée à l'unanimité par les 77 sénateurs présents à la session de mardi sur les 108 que compte cette chambre.​
 

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Nord-Kivu: un dialogue social ouvert à Walikale pour restaurer la paix

 
Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu, interrogé par la presse à Goma (Photo Myriam Asmani)

Le gouvernement provincial du Nord-Kivu organise, depuis vendredi 14 août, un dialogue social à Walikale pour éradiquer l'insécurité dans ce territoire du Nord-Kivu.
 
Placé sous le thème: «Paix et sécurité dans ce territoire», ce forum de trois jours permet aux participants de trouver des voies et moyens pour dissuader les groupes armés qui sèment la désolation et la panique dans le territoire de Walikale.
 
L'insécurité qui couve dans ce territoire a provoqué les déplacements massifs des populations de ce territoire qui ont trouvé refuge notamment à Walikale-centre et dans d'autres parties du Nord-Kivu.
 
Les participants à ce dialogue, environ trois cents, appellent également les miliciens locaux à déposer les armes et à cesser sans condition des hostilités afin de rétablir la paix sur toute l ’étendue de Walikale.
 
Ils analysent par ailleurs les causes profondes de la création et persistence des groupes armés locaux qui sèment la désolation dans cette partie du Nord-Kivu pour y éradiquer l'insécurité qui provoque les déplacements massifs des populations.
 
De nombreux ressortissants du territoire de Walikale prennent part à ces assisses dont les acteurs de la société civile et les religieux en présence des représentants de la Monusco.
 
Les représentants des groupes armés ont sollicité de participer à ce forum mais le gouvernement n'a pas encore répondu favorablement à cette demande.
 
Des sources de la région indiquent que plusieurs villages du territoire de Walikale se sont vidés, depuis juin dernier, de leurs habitants à la suite des accrochages intermittents entre différentes milices Maï-Maï.
 
Les factions du groupe Raïa Mutomboki et celles de Ngoa Bisiri, basée à Ntoto et les Maï-Maï de Shebi Muhisa localisés à Nsindo en groupement Waloa-Uroba, se  battent régulièrement, selon des sources locales.​

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Palu : Adolphe Muzito suspendu pour trois ans

Adolphe Muzito à l'Assemblée nationale

Le conseil de discipline du Parti lumumbiste unifié (Palu) a suspendu l'ancien Premier ministre Adolphe Muzito pour une durée de trois ans.

Le secrétaire permanant et porte-parole de ce parti, Makina Malwengi, a livré cette information, vendredi 14 août, à Radio Okapi.

''Il est suspendu ou destitué des fonctions qu'il exerce actuellement au sein du parti mais il n'est pas exclu du parti. Il n'y a que le secrétaire général qui, sur les questions graves, politiques et sociales, peut engager le parti. Il délègue ce pouvoir au secrétaire permanent et porte-parole qui peuvent également parler au nom du parti. Les autres membres peuvent engager le parti lorsqu'ils sont autorisés de le faire'', a expliqué ce cadre du Palu.

Contactés, certains membres de la Majorité présidentielle attribuent cette décision aux différentes tribunes que l'élu de Kikwit (Kwilu) a publiées dans les journaux kinois.

Selon eux, ces publications mettaient en mal ''les intérêts'' du Palu et de ses partenaires de la Majorité présidentielle.

A Radio Okapi, Adolphe Muzito s'est réservé de tout commentaire, refusant ainsi de commenter la décision du Conseil de discipline de son parti.

Avec cette suspension, Adoplhe Muzito n'a pas non plus le droit de postuler aux échéances à venir sur la piste du Palu.

Cadre influent du parti gizengiste, Adolphe Muzito avait dirigé, de 2008 à 2012, le gouvernement issu des élections générales de 2006 en remplacement d'Antoine Gizenga.

Cette équipe gouvernementale avait été formée dans le cadre d'une majorité parlementaire constituée du Palu, de l'Union des démocrates mobutistes (Udemo) et de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP).

Avant d'accéder à la primature, Adolphe Muzito était ministre du Budget dans le gouvernement Gizenga II et II.

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Nord-Kivu : les recettes fiscales augmentent de 13% au premier semestre de 2015

Le .Nord-Kivu a collecté des recettes fiscales de l’ordre 63 milliards de francs congolais (68,4 millions de dollars américains) au premier semestre de 2015, soit une augmentation de 13% comparé à la même période en 2014. Le gouverneur Julien Paluku a salué mercredi 12 août cette performance lors d’une réunion avec les responsables des régies financières de la province.

Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu, interrogé par la presse à Goma (Photo Myriam Asmani)

Pour Julien Paluku, ces résultats sont la conséquence de la fin de la guerre. Le gouverneur a tout de même exhorté ces interlocuteurs à faire plus d’efforts pour atteindre 150 milliards de francs congolais (environ 163 millions de dollars américains) de recettes à la fin de cette année.

« Le Nord-Kivu est en train de se placer en ordre utile dans la mobilisation des recettes au niveau national », a-t-il estimé.

Julien Paluku a cependant évoqué certaines difficultés qui empêchent les régies financières à mobiliser plus de recettes, notamment l’incivisme et la fraude fiscale.

Il a aussi déploré le fait que des agents des organismes internationaux ne paient pas certains impôts.

« Je vais devoir m’adresser aux Nations unies et à tous les partenaires pour que tous les Congolais qui travaillent dans les organismes internationaux ne soient pas considérés comme des internationaux. Ce sont des nationaux qui sont assujettis aux lois congolaises. Et ils doivent payer les impôts congolais », a soutenu le gouverneur.    

En 2014, le Nord-Kivu était la quatrième province qui avait mobilisé le plus de recettes derrière Kinshasa, le Katanga et le Bas-Congo.

 

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Nord-Kivu : retour au calme progressif à Ntoto après des affrontements entre Maï-Maï

Les casques bleus protégeant la zone de Munigi. Photo Monusco/Jonathan Lorillard

La sécurité se rétablit progressivement à Ntoto dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu. C'est ce qu’ont constaté le commandant de la force de la Monusco et son adjoint après des missions de supervision effectuées mercredi et jeudi 13 août dans cette localité qui a été le théâtre des affrontements entre deux groupes Maï-Maï la semaine dernière. Pour le commandant adjoint de la force de la Monusco, le général Jean Baillaud, ce retour progressif au calme est consécutif à la réimplantation de la base mobile temporaire des casques bleus de la Monusco à Ntoto depuis samedi dernier.

L’officier militaire onusien affirme que cette opération est dissuasive et offensive. Mais il ne précise pas la durée du déploiement des casques bleus dans cette localité du Nord-Kivu.

« Il y a quelques jours le village était complètement vide. Seule présence sur place, les combattants illégaux. L’arrivée de la Monusco provoque presque automatiquement le retour d’un certain nombre des gens », indique le général Baillaud.

Il reconnaît cependant que la population éprouve toujours une certaine crainte. Elle s’inquiète de « la menace des confrontations actuelles et avenir ».

Pour le numéro deux de la force de la Monusco, cette opération s’inscrit dans le cadre du mandat de la protection des civils.

Le général Baillaud estime que ce déploiement des casques bleus « est aussi un message de fermeté vis-à-vis de ceux qui commettent des exactions ».    

Cette présence a aussi pour objectif de faciliter une solution pour permettre éventuellement un désarmement des miliciens. 

« Les jours derniers, depuis notre déploiement et encore ce matin, un certain nombre d’entre eux se sont rendus.  Alors, c’est pour leur dire que le chemin à prendre ce n’est pas des confrontations incessantes de domination et de recherche des petits pouvoirs qui finalement nuisent au développement de toute la région », fait savoir le commandant adjoint de la force de la Monusco.  

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Les feux de signalisation sur le boulevard du 30 juin sont de plus en plus mis en cause dans les embouteillages constatés sur cette artère. Selon vous, pour réduire l’intensité de ces bouchons, il faudra prioritairement:

Etablir une meilleure synchronisation des feux pour fluidifier le trafic
71% (5 votes)
Que la police de circulation routière fasse son travail
28% (2 votes)
Changer tous les feux de signalisation sur cette artère
0% (0 vote)
Total votes: 7

RDC: le MR saisit la Cour constitutionnelle pour faire annuler la loi sur la répartition de sièges

Clément Kanku, député national de la RDC le 20/08/2014 lors d’une conférence de presse au siège de son parti politique à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Mouvement pour le renouveau (MR) affirme avoir déposé une plainte jeudi 13 août à la Cour constitutionnelle pour demander « l'annulation » de la loi sur la répartition des sièges voté récemment au Parlement. Clément Kanku, le président de ce parti politique de l'opposition, estime que le vote de cette loi s’est fait en violation de l'article 116 de la Constitution.

«Le Mouvement pour le renouveau, et d'autres partis de l'opposition, avons décidé de saisir la Cour constitutionnelle pour faire annuler carrément le vote au Sénat de la loi sur la répartition des sièges», a affirmé Clément Kanku.

Sa démarche vise à faire suspendre la procédure de promulgation de cette loi par le président de la République en attendant l'arrêt de la Cour constitutionnelle. Clément Kanku estime que la loi sur la répartition des sièges a été votée au cours d’une « session extraordinaire convoquée dans l'illégalité la plus totale».

(Re)lire: RDC: le projet de loi sur la répartition des sièges adopté au Sénat

Mardi 11 août, les sénateurs ont voté à l’unanimité, en quelques minutes, ce projet de loi au cours d’une seconde session extraordinaire convoquée entre deux sessions ordinaires. Une convocation qui avait suscité la polémique dans la classe politique congolaise. Des sénateurs de l’opposition avaient boycotté cette session extraordinaire à la chambre haute la jugeant inconstitutionnelle.

«C'est l'occasion aujourd'hui pour nous de mettre à l'épreuve la Cour constitutionnelle, qui doit rassurer les uns les autre sur son impartialité, sur sa neutralité par rapport au traitement de ce dossier. Nous voulons que cette Cour nous montre aujourd'hui qu'elle ne sera pas instrumentalisée comme nous avons vu avec l'ancienne Cour suprême de justice», a lancé Clément Kanku.

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RDC : Henry Mova s'engage à restaurer l'identité du PPRD

Des militants du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), lors de la signature de la charte de la Majorité Présidentielle à Kinshasa, le 02/04/2011. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Henry Mova sakanyi, s'engage à restaurer l'identité du Parti du peuple pour  la reconstruction et la démocratie (PPRD). Il a dévoilé sa vision jeudi 13 août, lorsqu'il livrait le bilan de ses 90 jours à la tête du parti présidentiel.

« Mon premier chantier est de revenir aux fondements de la sociale démocratie du pouvoir du peuple, mais aussi de ce qui fait notre singularité : nous concevons de nous impliquer dans les enjeux de la société congolaise en général », a déclaré Henry Mova.

Il a ajouté que sa nouvelle vision à la tête du PPRD est de crédibiliser son image, pérenniser son action et assurer son autonomisation socioéconomique.

« Parce que les enjeux qui concernent notre peuple nous interpellent, c'est l'obligation pour nous de prendre en compte toutes les demandes populaires, qu'elles soient d'ordre politique, économique, social ou culturel. Nous voulons saisir tous ces différents segments à travers une politique globale d'une nouvelle orientation politique qui répondent aux questionnements réels et concrets des populations et ne pas rester dans la simple philosophie », a précisé Henry Mova Sakani.

Henri Mova Sakani a été désigné nouveau secrétaire général du PPRD, le 15 mai dernier, à l'issue du congrès extraordinaire de ce parti. Dans son discours d'investiture, il avait promis de «faire la démonstration d'une autre manière de faire la politique».

Il avait indiqué que son parti devra adapter sa lutte en tenant compte des enjeux actuels pour être toujours victorieux.​

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