La RDC réclame à la communauté internationale 21 milliards de dollars en contrepartie de son écosystème qui participe à la l’équilibre climatique mondial. Selon vous:

La RDC doit valoriser seule son écosystème et ne pas attendre des financements extérieurs
66% (2 votes)
La communauté internationale accordera ce financement à la RDC
33% (1 vote)
La communauté internationale n’accordera pas ce financement à la RDC
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Total votes: 3

RDC: les familles congolaises, «premier acteur humanitaire» dans le pays, selon l’ONU

Mamadou Diallo, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’Onu en RDC ; Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) le 18/08/2015 à Kinshasa lors de la conférence de l’Onu. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« La majorité des refugiés en République démocratique du Congo ne sont pas dans des camps des refugiés. Ils vivent avec les familles congolaises ». C'est ce qu'a déclaré, mercredi 19 août, Mamadou Pethe Diallo, coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC. A l'occasion de la célébration de la journée mondiale de l'aide humanitaire, il a rendu hommage aux acteurs humanitaires ainsi qu'aux familles qui hébergent ces réfugiés.

« Le premier acteur humanitaire en République démocratique du Congo, ce sont les familles congolaises. Ce sont les communautés congolaises. Parce que dans la plupart des cas, la majorité des personnes déplacées ne sont pas nécessairement dans les camps de déplacés. La majorité des refugiés en République démocratique du Congo ne sont pas dans des camps de refugiés; ils vivent avec les familles congolaises », a fait savoir Mamadou Diallo.

Pour lui, «ce sont les communautés congolaises qui sont les premiers acteurs de cette chaine de solidarité qui permet d'apporter de l'aide, de l'espoir et du réconfort à ceux et celles qui souffrent ».

Le coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC a aussi salué le travail du gouvernement congolais qui « s'est investi, en dépit de toutes les priorités auxquelles il doit faire face, pour pouvoir aider à la prise en charge de ces personnes ».

Environ 2,7 millions de déplacés internes ont été enregistrés au cours de l’année 2014. Des déplacés pour la plupart chassés par les conflits armés dans l’Est du pays. L’Organisation internationale des migrations (OIM) estime, par ailleurs, à environ 500 000 le nombre des Congolais ayant trouvé asile dans les pays voisins de la RDC et à près de 7 millions, dans des pays plus éloignés.

Mamadou Pethe Diallo participait mercredi à la première conférence de l’ONU en RDC depuis qu’il a pris ses fonctions de représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC.

Nouveau numéro 2 de la Monusco

M. Diallo a été nommé au poste de représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC le 11 mai dernier par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon. Il succède à M. Moustapha Soumaré du Mali, qui a achevé son mandat au mois de mars.

Avant sa nomination, M. Mamadou Diallo a assumé les fonctions de Directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

Jusqu'en 2012, il était Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, et Représentant résident du PNUD à Asmara en Érythrée. Il a été Représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Mali de 2005 à 2009 et en Sierra Leone de 2001 à 2005.

Mamadou Diallo a pris ses nouvelles fonctions en RDC le 12 juillet.

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Des députés de l’opposition demandent au Premier ministre Matata Ponyo de s’expliquer sur l’achat de l’A320 de Congo Airways acquis auprès de la compagnie italienne Alitalia pour 25 millions de dollars américains. Selon vous:

Ces députés devraient investiguer eux-mêmes ou s’en tenir aux chiffres du gouvernement
50% (2 votes)
Le gouvernement devrait donner toutes les explications au sujet de l’achat de cet appareil
50% (2 votes)
Le gouvernement n’est pas obligé de s’expliquer sur cette question
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RDC: des députés demandent des explications sur le prix de l’Airbus A320 de Congo Airways

L’Airbus A320 de la compagnie aérienne Congo Airways à Kinshasa le 30/07/2015. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Un groupe de députés de l’opposition demande au Premier ministre Matata Ponyo de s’expliquer sur l’achat de l’A320 de Congo Airways réceptionné le 30 juillet dernier à Kinshasa. Ces élus jugent exorbitant le prix d’acquisition de cet avion acheté d’occasion à la compagnie italienne Alitalia pour 25 millions de dollars américains.

«Le gouvernement est appelé à calmer cette tempête en donnant des données fiables. Pas simplement en termes des déclarations, mais en donnant des références qui vont faire en sorte que même les personnes qui s’engagent dans la campagne contre ce gouvernement puissent se calmer», explique Serge Mayamba du groupe parlementaire UDPS, à la tête de ce groupe de députés.

Saluant les efforts du gouvernement pour acquérir cet appareil, le député estime que le gouvernement devrait fournir à l’opinion « la bonne information ».

« Moi je suis de ceux qui ont salué les efforts du Premier ministre, mais nous disons à partir du moment où il y a des bruits qui courent sur le travail qu’il fait, nous avons l’obligation politique et légale d’agir pour permettre à l’opinion d’avoir la bonne information », souligne-t-il.

Serge Mayamba se défend de vouloir s’opposer dans le seul but de s’opposer.

« Même si nous sommes de l’opposition, notre travail ne consiste pas seulement à nous opposer à tout ce qui se fait. Mais le travail devra se faire également dans le sens d’amener la population à comprendre qu’il y a des actions positives qui sont menées en sa faveur », affirme-t-il.

Des responsables du ministère des Transports et Voies de communication acceptent la demande des députés nationaux. Ils les invitent cependant à visiter les sites Internet d’AVITAS, d’IBA et d’Alitalia pour avoir une idée sur les prix d’achat des avions d’occasion.

Congo Airways devrait réceptionner un deuxième A320 le 25 août prochain.

Liste noire de l’UE

Comme tous les transporteurs aériens congolais, Congo Airways est sur la liste noire des compagnies aériennes interdites dans l’Union européenne.

La RDC fait partie des seize pays dont les transporteurs aériens connus font l’objet d’une interdiction totale d’exploitation dans l’UE.

Cette mesure est prise au regard des 18 annexes de la convention de Chicago de 1944 relative à l’aviation civile. Ces annexes portent notamment sur la licence du personnel (annexe 1), les cartes aéronautiques (annexe 4), les télécommunications aéronautiques (annexe 10) et les aérodromes (annexe 14).

Selon les inspecteurs de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), la plupart des pays africains dont la RDC, ne respectent pas ces normes.

En 2006, le taux d’exécution de ces normes par la RDC était de 11%. Actuellement, il est évalué à 26%. L’OACI exige un taux d’exécution d’au moins 60% pour qu’un pays soit retiré de la liste noire. 

Des responsables du ministère congolais des Transports et Voies de communications indiquent que l’Autorité de l’aviation civile travaille pour sortir la RDC de cette liste.

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Le député national, Ne Mwanda Nsemi propose une transition de trois ans pour permettre au pays d'organiser des élections crédibles. Selon vous:

Cette proposition est mauvaise et viole la constitution
87% (7 votes)
Cette question devrait être soumise au référendum
12% (1 vote)
Cette proposition est bonne et peut crédibiliser le processus électoral
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Total votes: 8

Présidentielle : l’UDPS s’en tient aux «délais constitutionnels», selon son secrétaire général

Etienne Tshisekedi le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

« Il faut tout faire pour que l’élection présidentielle [en RDC] se tienne dans les délais constitutionnels », a réagi lundi 17 août Bruno Mavungu, le secrétaire général du principal parti d’opposition UDPS aux propos du député de Congo-Pax Ne Mwanda Nsemi. Ce dernier a préconisé dimanche une transition de trois ans pour préparer « les élections crédibles », affirmant au passage que le leader de l’UDPS Etienne Tshisekedi était lui favorable à une transition de 5 ans.

« Nous avons envoyé une feuille de route à tout le monde. Dans celle-ci, nous écrivons qu’il faut que nous puissions discuter ensemble sur le processus en cours. Je me demande où M. Ne Mwanda a ramassé ce qu’il avance », a déclaré Bruno Mavungu au micro de Radio Okapi.

Le secrétaire général de l'UDPS dit s'indigner de cette manipulation et invite les militants de l'UDPS au calme. « S’il y a un politicien transparent dans ce pays, il s’appelle Etienne Tshisekedi », a ajouté le secrétaire général de l’UDPS.

Pour lui, ni l'UDPS ni son président ne céderont à une quelconque tentative de glissement. Il réaffirme la position du parti et de son président Etienne Tshisekedi de s'en tenir à l'organisation des élections présidentielles et législatives dans les délais, à savoir « au mois de septembre 2016, trois mois avant la fin du mandat [du président actuel, NDLR]. »

Lire aussi: RDC: le député Ne Mwanda Nsemi préconise une transition de trois ans

Par ailleurs, le secrétaire général de l’UDPS a annoncé que la pétition, signée depuis l’étranger par 25 cadres du parti exigeant la démission d’Etienne Tshisekedi, n’était pas connue de l’UDPS. Pour Bruno Mavungu, les pétitionnaires devraient attendre la convocation du congrès en décembre prochain pour présenter leur requête.

 

Ex-Katanga: le PEV dote les zones de santé des vaccins contre la rougeole

Vaccination des enfants contre la rougeole dans un centre de santé le 25/06/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Programme élargi de vaccination (PEV) affirme doter les zones de santé des vaccins pour qu’elles organisent elles-mêmes la riposte lorsqu’elles enregistrent des cas de rougeole. Jusqu’à présent, les zones de santé attendaient que les vaccins viennent de Kinshasa. Entre janvier et juillet 2015, trois cent dix-huit personnes sont mortes de rougeole dans l’ex-province du Katanga, selon un rapport d’Ocha. La même agence onusienne a enregistré plus de 20 000 cas dans la même période. 

Le directeur général du PEV, Dr Audry Mulumba, indique que cette épidémie de rougeole a commencé dans la zone de santé de Malemba Nkulu avant de se propager. 

« Effectivement, on a assisté à une épidémie de rougeole. Cette épidémie de rougeole a commencé beaucoup plus dans la zone de santé de Malemba Nkulu et l’épidémie a essayé de prendre toutes les zones de santé aux alentours », explique le médecin.

Pour contrer l’expansion de la maladie, il indique que le PEV veut une riposte plus rapide. 

« Nous sommes en train de pro-positionner le vaccin de façon que chaque fois qu’il y a des cas de rougeole, que les zones de santé arrivent à organiser la riposte. Et ça peut aller très rapidement au lieu d’attendre que l’épidémie puisse évoluer pour réagir », précise Dr Audrey Mulumba. 

Pour le médecin, la zone de santé de Malemba Nkulu fait face à beaucoup de maladies dont la rougeole à cause notamment de la malnutrition.

« Le fait qu’il y a la malnutrition, même si vous vaccinez les enfants, souvent il n’y a pas une bonne réponse immunitaire », indique le directeur général du PEV. 

Le Dr Audrey Mulumba annonce cependant une campagne de vaccination contre la rougeole dans le pays au début de l’année prochaine. Une campagne qui devrait commencer au Katanga.

« C’est la campagne qui va commencer pratiquement au début de l’année pour tout le pays, en commençant par le Katanga », affirme-t-il.

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RDC: le député Ne Mwanda Nsemi préconise une transition de trois ans

Le député Ne Mwanda Nsemi le 06/01/2015 au palais du peuple à Kinshasa, siège du parlement. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le député national élu Ne Mwanda Nsemi a préconisé dimanche 16 août une transition de trois ans pour mieux préparer l'organisation des élections crédibles en RDC. Il s’exprimait lors d'un meeting à Matadi, dans le Kongo Central où il fut élu député pour la première fois en 2006.

«Quand on veut organiser les élections crédibles, c'est le recensement de la population. On n'a jamais recensé notre population et on ne se sait pas combien nous sommes. Comment voulez-vous qu'on organise des élections crédibles», s’est-il interrogé.

Ce recensement serait utile, d’après lui, pour établir un fichier électoral crédible. Ne Mwanda Nsemi a par ailleurs estimé que les opérations de recensement et d’élaboration d’un fichier électoral ne peuvent être faites en un an.

«C'est pourquoi, je demande qu'on organise une petite transition de trois ans», a poursuivi le député de l'opposition.

Reçu en audience en juin dernier par le président Kabila qui consultait la classe politique en vue de l’organisation d’un dialogue avant les élections, Ne Mwanda avait estimé que «les conditions pour [organiser] des élections crédibles n’étaient pas remplies dans notre pays».

«Nous voulons aller aux élections et nous ne sommes même pas prêts à présenter le fichier électoral à ceux qui en ont besoin. La suite c'est laquelle ? Ce que les élections sont une aventure et moi je ne suis pas prêt à m'engager dans une aventure», avait affirmé Ne Mwanda Nsemi.

La RDC doit organiser entre 2015 et 2016 une série d’élections qui doivent culminer par la présidentielle et les législatives couplées prévues fin novembre 2016. La plupart des opposants congolais doutent de la faisabilité de ce calendrier et demandent le report des élections locales, urbaines et municipales.

Kinshasa : les longs délais d’octroi du visa vers l’Europe

Le passeport congolais. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

A la maison Schengen, avenue Pierre Mulele, à Gombe (Kinshasa), des demandeurs de visa se sont plaints la semaine dernière d’être en attente depuis plus de six mois de leur visa pour l’Europe. « Ce n’est pas normal, six mois ! Remettez mon passeport, vous l’avez depuis le mois de mars ! », dénonçait en haussant la voix l’un de nombreux demandeurs de visa, lundi dernier.

Au micro de Radio Okapi, la Consul de Belgique en République Démocratique du Congo, Mme Caroline Mouchart, explique les raisons de ces délais, en expliquant néanmoins qu’une réponse générale est difficile à formuler car « chaque cas est particulier. »

« Il arrive, pour des dossiers de long séjour, que la décision prenne plus de temps, même si une durée de six mois me semble une longue période. L’ambassade ne décide pas toujours sur place de la décision d’octroyer ou non un visa : beaucoup de demandes sont soumises à l’Office des étrangers », a-t-elle ainsi expliqué.

Selon la Consul, de la mission diplomatique à laquelle la Maison Schengen est rattachée, près de 4 000 visas ont été accordés sur le période de juin à la mi-août, concernant les Congolais se rendant en Belgique. Ce qui représente, selon Caroline Mouchart, la moitié des demandes soumises depuis le 1er janvier de cette année.

L’Ambassadeur belge à Kinshasa, M. Michel Lanschenko, a pour sa part ajouté que le facteur migratoire était à prendre en compte dans les longs délais d’attente pour les visas vers l’Europe. « C’est vrai que nous avons eu des cas, dans le passé, où des groupes de sportifs ou des musiciens qui se sont rendus en Europe, soit en concert soit pour une manifestation sportive, ne sont pas rentrés », a-t-il expliqué.

Selon lui, « le risque migratoire existe », et oblige les autorités compétentes en RD Congo à être vigilantes. « Je crois qu’il ne faut pas non plus nier le fait qu’il y a des gens qui veulent profiter du système », a-t-il ajouté.

Enfin, la Consul ajoute que « tout le monde peut toujours récupérer son passeport à tout moment [durant le processus], il suffit d’en faire la demande ».

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